‹ Théâtre de CampistronChapitre 219 sur 302 · ACTE IV, SCENE V. i^i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE V. i^i

ï!lroyez-moi, je vous prie , épargnez-vous VaflVoat De vous vantei' ailleurs cravoir été fécond : C'est un malheur public qu\in huissier si fertile. Loin qu'au bien de TEtat votre hymen soit utile, De quantité de gens le sort serait plus doux. Si jadis votre mère eàt avorte' de vous. Je fais profession d'être franc et sincère. Vous le voyez.

M. FUP.ET.

Monsieur, si c'était à refaire, Cre'sus , tout roi qu'il est, aurait tort aujourd'hui, S'il attendait de moi ce que j'ai fait pour lui. Il s'en manque beaucoup, quoique sujet fidèle, Que pour peupler l'Etat je n'aie un si grand zèle. Quand de quatorze enfans on me doit la façon , Ln droit si bien acquis devient une chanson. Si j'avais pre'sumé travailler sans salaire , Douze que j'ai de trop seraient encore à faire ; Et je vous re'ponds bien que s'ils n'étaient pas faits. Ils seraient en danger de ne l'être jamais. Adieu.

Ésope , seul.

Monsieur Euret s'en va l'ame offensée De sa fécondité si mal récompensée; Mais l'argent de Crésus serait mal employé, Si de cette besogne il était mieux payé.

FIN DTJ QrATRlÈME ACTE-

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