SCÈNE IL
ÉSOPE, EUPHROSI^'E, DORIS.
Je viens vous fnire excuse et vous crier merci De ce que , maigre mnl , vous m'attendez ici. Voyez si , par mes soins , et par quelrfue service , Je puis lie cette faute adoucir Tin justice. Je voudrais que déjà nous fussions à demain , pour avoir le plaisir de vous donner la main. Tv'e vous semble-t-il pas, si vous y prenez j;arde, Que le jour se prolonge et que la nuit retarde ? Vous ne repondez rien.
DORTS.
Il est vrai. !Mais , monsieur .
On ne peut, à son ^ge , avoir trop de pudeur. Elle vient vous prier d'une j^etite gn1ce.
Ésope , a ï'.uphmsine.
Commandez , je suis prêt. Qy\ç faut-il que je fasse ?
noms, n J^iiplirosine.
Dites donc quel dessein conduit ici vos pas : Expliquez- vous.
EUPHnOSIXE.
^Monsieur... je ne vous aime pas :
Si je parle aulrcment, il faudra que j'impose;
ÉSOPE
J'en nvaU entre"» u quelque petite chose : .Mais comme assez souvent on aime à se flatter, Sans ce nouvel aveu j'en aurais pu douter. Je voJis suis obliEje de ce qu'il vous en coûte. Pour me tirer de peine , et pour m'ùter de doute Jusqu'au nœud conjugal je f;\is peu de progrès: 3ïais ce qu'on perd devant , on le recouvre après. L'hymen sait embellir les sujets qu'il assemble- Et je serai mieux fait quand nous serons ensemble.
EUPHROSTRE.
Dnssiez-voiis m'expo'^er au plus alFrcus trépas , Je n'cpoisserai pointée que je n'aime pa^.