ACTE IL SCENE III
Plût au ciel pouvoir par mes chants , Ajonta ter.drement un rossignol habile , Lui rendre ses atti'aits , et forcer les mechans A revenir un jour lui demander asile!
Combien au tableau qui paraît En voit-on qui sont tout semblables.' Cest ainsi que Ton reconnaît Les faux amis des véritables.
Jamais votre portrait ne fut mieux en son jour: Vous êtes, vous et lui ,le milan et Tautour Qui , voyant du figuier le destin déplorable , Dès qu'il fut malheureux le trouvèrent coupable, ïel paraît à vos yeux Iphis disgracie : Votre infidèle cœur , qui le voit foudroyé' , Oubliant ses bienfaits dans cette humble posture , Ne le reconnaît plus que pour lui faire injure. Si du sort inconstant j'éprouvais le courroux, Que diriez-vous de moi qui ne fais rien pour vous ? Iphis... mais je me trompe, ou c'est lui qui s'approche : Adieu. De sa présence évitez le reproche : Son faux discernement se connaît assez bien , Puisqu'il s'est pu résoudre à vous faire du bien.