‹ Théâtre de CampistronChapitre 282 sur 302 · CI.É · texte numérisé non relu

CI.É

Puis-je comj)ter sur vous pour me rendre un service?

ÉSOPE

Pouvez-vou3 en douter et me rendre justice ? M'en offrir un moyen c'est flatter mon dësir : Le plaisir d'obliger est mon plus grand plaisir. Quand il faut à quelqu'un refuser quelque chose , .l'en ai plus de chagrin que ceux, à qui jVn caiise : Rien ne m'est plus sensible et ne me touche tant Que iors([ue d'avec moi Ton s'en va mécontent.

tLÉOX.

J'ai table là-dessus , et viens vous mettre en œuvre. Je suis homme de guerre et j'en sais la manoeuvre j Expert en ce métier, je distingue d'abord D'une armée ennemie et le faible et le fort. Chagrin contre Ariston , qui ne fait rien qui vaille , A le couler à fond sourdement J£ travaille ; Et pour m'aider sous main à le rendre odieux. C'est sur vous, mon patron , que je jette les yeux. Je vous préfère à tous , tant je vous crois fidèle.

ÉSOPE

Pour le couler à fond ? La préférence est belle ; Pourquoi chercher à nuire à ce brigadier-là ?

CLÉOV.

Pour mettre un habile homme en la place qu'il a. J'en sais un , avec vous je m'explique sans feindre. Qu'on ne ferait pas mieux quand on le ferait peindra;

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