SCÈNE XXVI
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Il est mHit.
G. D'APREMONT porté en litière, ISABELLE , DE MON- TREUIL, HOMMES D'ARMES, blessés, UN PAYSAN
servant de guide.
LE PAYSAN. Maître Pierre ne peut encore nous joindre. 11 est auprès du Loup-Garou, et va le mener à l'escalade du château vide. — La nuit est sombre et nous favorise. • DE MONTREuiL. Mai'chons, marchons, au nom de Dieu! ne l'attendons pas. Nous avons bien fait de quitter nos armures, nous avons une longue traite à faire avant le jour.
d'apremont. Mon pauvre château I
ISABELLE. Marchons, maixhons !
UN HOMME d'armes. J'entende des pas de chevaux et un bruit d'armes devant nous.
LE PAYSAN. Je vais voir qui ce peut être, attendez-moi.
DE MONTREUIL. Tu ue uous quitteras pas, coquin ; et si nous sommes découverts, je t'enfonce cette dague dans le corps.
d'apremont. Silence, au nom du ciel ! Quittons le chemin et enfonçons-nous dans le bois.
DE MONTREUIL bas. Lc bruit so rapproche. J'entends des
voix confuses. (Us commencçat à eatrer 4aii» 1« bob.)
UNE voix. Qui vive?
d'apremont bu Silence!
LA VOIX. Holà ! de ce côté. En avant^ les éclaireurb ! '^ Qui vive ?
p'apremout bas au paysan. Réponds le mot des vilains.
LE PAYSAN. Goaimunesî Leufroy !
LA VOIX. Quel village ?
LE PAYSAN. Genêts !
^ UNE AUTRE voix. Holà! Thomas ! Thomas de Genêts^ pai'lemoi!
LE PAYSAN. Il n'est pas ici. Qui êtes-vous?
LA PREMIÈRE VOIX. Qui que vous soyez^ halte I En avant, ▼eus autres.
d'apremont. Nous sommes perdus. — Laissez-moi, ék sauvez- vous. Montreuil^ je te recommande ma ûlle.
ISABELLE. Je né vous qaiiie pas.
de HONTREuiL. Sauvcz-vous^ cousinc, nous allons le porter sur BOA^épaijdes.
d'apremont à Isabelle. Fuis, OU bien il faudra que je te tue.
LA PREMIÈRE VOIX. ArchcTs^ les voici; lancez!
D APREM0NT, tirant son épée. Isabelle, approche!... (Ah moment de la frapper, il est atteint d'une flèche.) Ah !.. . MontreuU. . . tUC la
pauvre liUe ! (n meurt.)
DE MONTREuiL. Ah! si uous avlous nos armures !...
ISABELLE, à genoux. TuCZ-moi, mOU COUSiu.
SIWARD entrant avec Brown et des paysans armés. Lcufroy I à
mort ! à mort ! — Eh ! que vas-tu faire, gros porcher !
* (Il attaque Hontreuil, le tue, et saisit Isabelle.)
ISABELLE. Au nom de Dieu et de sa sainte mère, ayez pitié de moi!
siwARD. Ne crains rien, mou enfant. Es-tu jolie?
ISABELLE. A votre armure, je crois que vous êtes un chevalier. Ayez pitié de la fille d'un chevalier.
siWARD. Parbleu! c'est ma belle hôtesse. N'ayez aucune peur. Les belles n'ont jamais eu à se plaindre de moi. (ii 6te
son casque.)
ISABELLE. Vous, inouseigneuT de Siward ! je me fie à votre chevalerie.
SIWARD. Ne craignez rien, madame; j'aurai pour vous plus de courtoisie que vous n'en avez eu pour moi. Vous
Zli La lAQtlERlË.
m'avez donne place dans votre château, je prétends voué donner place dans mon lit. (U rembrasse.)
ISABELLE. Au nom de Dieu, Monseigneur! .
siWARD. Ne criez pas, cela est inutile. — Brown, mène nos gens au château. U y a un noble butin à faire. La chambre verte... c'est là qu'est le trésor. Edmond t'y conduira. Je vois là-bas une cabane... Je reviendrai dans un quart d'heure...— Louis, Derrick, suivez-moi!
BRowN. Toujours le même ! Allons, enfants, au château! au pillage ! Le capitaine va dire ses patenôtres.
Sivard monte à cheval, et ses écuyers placent Isabelle évanouie derant lui. — Brown sort avec les Anglais et les paysans, après avoir déponillé les morts.