SCÈNE IL
Vmm lAlle BriTWtr du
PNDO, s«H^
B y a toujours quelque chose d^impevtinent mdmedane la politesse des riches. Cette duchesse s'est moquée de nous, et don Esteban la regardait plus, souvent que sa femme. Ah ! je le crains, Inès se repentira d'a^voir épousé un grand seigneur.
inÊs entrant. Enfin elle est partie, et^ àdirele vrai, jenela regrette pas.
HENDo. Ton mari l'accompagne t
iMÉs. Oui, jusqu'au bois d'orangers. Il n'a pas voulu me laissa venir avec lui, sur ma petite jument, blanche* -?- Savez-vous»que je suis bien inquiète?:
MEiOM). «Pourquoi?
. INÈS. Il a pris ses pistolets... cependant il n'y a pas-da^ ▼deurs de ces côtés. *
MEKDO. Peut-être... est-ce pour rassurer la duchesse*
niÉs. Quels dangers y a-t-il sur la route?.
MENDO. Aucun, je l'espère.
INÈS. Si hji justice rattrapait dona Séraflne?...
HENDO. 11 faut du temps pour venir de Badajoz ici«
wfcs. Elle lui attirera malheur, cette femme qui veut donner son confesseur au roi. Oui, mon papa, elle voulait que Sa, Majesté prît son confesseur. Elle l'a dit elle^méme^. dans une histoire où je n'ai rien compris du tout. --.Moa, Bioi! pourquoi mon mari l'a-t-ir reçue?-
MBiwoL II .ne pouvait faire autrement. NVt'-elle pai étâ« son amie? *
144 INÈS MëNDO. ,
IKÈS. Hélas! (On frappe à la porte.) Mai» j'eiltonds du
bixiit à la.grand'porte. Serail-il déjà de retour?
Entrent le corrcgidor et beaucoup d^alguazils armés.
LE coRRÊGiDOR. Salutem OMNIBUS. .Nous Yolci. Hiftis en force cette fois. On ne se rira plus de la justice. Rira bien qui rira le dcmier^ et nous verrons qui paiera les pots cassés.
INÈS. Que voulez-vous, monsieur?... Que venez-vous faire ici?
LE coRRÉGiDOR. Ricu , quc prendre et appréhender au coips un don Ësteban, seigneur de Mendoza, et une'dofia Sérafine, duchesse de Montalvan. Pas davantage ! * *
MENDo. Que dites-vous, monsieur ? cela ne se peut pas.
LE CORRÉGIDOR. Laîssez'-moi instrumenter. Je sais mon métier, et surtout pas de rébellion, ou je fais tout mettre à feu et à sang.
iNÉs. Monsieur... la duchesse... est partie... et mon maii. .. est pai*ti aussi .. .
LE CORRÉGIDOR. Bah! bah! 'on ne nous en donne pas à garder. Personne n'est sorti par la grand'porte. Ainsi la pie • est encore au nid. (a deux aiguaziis.) Vous, empochez que personne ne sorte, (aux autres). Suivez-moi, vous autres.
Ils entrent dans les appartements intérieurs.
INÉs. Hélas ! je l'avais bien dit ! c'est cette duchesse qui Ta perdu ! la sainte Mère de Dieu ait pitié de Jui !
MENDO. Rassure-toi. Un homme riche se tii'e «toujoun d'aifoire.
INÉS. Mais où est-il? quand me le rendra-t-on ?
MENDO. Ah!... fasse le ciel qu'il soit bientôt de retour!
iNÉs. Vous dites cela comme si vous ne Tespéiiez pas!
MENDO. Moi !... je l'espère.... Il reviendra bientôt. .
INÉs. Vous avez dans l'esprit quelque chose que vous n'osez me dire. Oui, vous savez ou vous soupçonnez quelque grand malheur.
MENDO. Tu te trompes, mon enfant. Renti*e^ ma fille. Nous ne pouvons faire autre chose que prier le bon Dieu qu'il te conserve ton mari.
iNÉs. Hélas ! vous m'effrayez hoiTiblementî voilà que mille affreux pressentiments me viennent dans l'espdt.
MENDO. Rentrons. Que faisons-nous ici? iissone»^
JOURNËE III, SCÈNE I. 14&