‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 214 sur 340 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

M. DE CRAC, M. FRANCHEVAL, M. VERDAC.

M. DE CRAC

Tous CCS gcns-là sont d'une audace extrême.

FRANCHEVAL, à P^it-

Comme il va s'en donner î

292 M. DE CKAC.

Lé fait est très-certain ; Mais vous en douterez ; car tel est mon destin.

FRANGHEVAL.

Vous permettez qu'on doute ?

• M. DE CRAC

Il n'est rien dé plus drôle.

J'allais tranquillement, mon fusil sur Tépaule. Zeste, un lièvre part,

VERDAG.

Bon.

M. DE CRAC

Oh I rien n'est plus commun :

Il ne m'arrivé pas d'en manquer jamais un. Je prends donc mon fusil : à tirer je m'apprête ; Frrr... un perdreau s'envole au-dessus dé ma tête.

FRANCHE VAL

Que faire ?

M. DE CRAC

Un autre, alors, se serait contenté Dé tirer l'un des deux.

VERDAC.

Oh ! oui, j'aurais opté, J'en conviens.

M. DE CRAC

Eh bien ! moi qui suis un bon apolre. J'ai trouvé plus plaisant dé tirer l'un et l'autre. L'un s'arrête tout court ; Tautre la tête en bas Descend...

VERDAC.

Ob. 1 je lé vois.

M. DE CRAC

Mais vous né voyez pas Lé perdreau justement tomber dessus lé lièvre, Oui respirait encore.

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