ACTE IV, SCÈNE III
CHARLE
Oui, je crois...
M. DUBRIAGE.
Mais, malgré mes crriefs contre Armand, Je répugnai toujours à faire un testament : Que Ton donne ses biens, soit; alors on s'en prive : Mais être généreux lorsque la mort arrive ! On ouvre un testament; ces premiers mots sont lus : « Je veux... » On dit cncor J(? veux, quand on n'est plus! Ma fortune, dit-on, est le fruit de mes peines... Mais ces peines... que sais-je? eussent été bien vaines. Si mon oncle, en mourant, ne m'eût laissé ses biens. A mon neveu de même il faut laisser les miens : Qu'il les recueille donc ; et puis, s'il en abuse, Tant pis pour lui : mais moi je serais sans excuse, Si j'allais l'en priver. Vivant, je l'ai puni ; C'en est assez : je meurs ; mon courroux est fini. N'est-ce pas?
CHARLE
Moi, monsieur, sur une telle affaire Je ne puis, je le sens, qu'écouter et me taire.
M. DUBRIAGE.
Ah çà, tu promets donc de faire comme il faut Cette commission?
CHARLE
Oui, monsieur, et plus tôt Que vous ne pouvez croire : et même je vous quitte. Afin de m'en aller occuper tout de suite.
M. DUBRIAGE.
Bon enfant!
Cliailc sort,