ACTE m, SCKN'i: II
LISETTE
Madame, tout cela me paraît impossible.
ÉLIANTE
Ce qui porte à mon cœur le coup le plus sensible,
Lisette, ce n'est pas son intidélité;
C'est sa noirceur profonde, oui, c'est sa fausseté.
Il pouvait m'oublier, il en était le maître ;
Mais de m'en imposer qui le forçait?... le traître !
« Non, jamais de tromper je ne me fis un jeu
« (Disait-il) : quand ma bouche exprime un tendre aveu,
a C'est que j'aime en effet. »
LISETTE
Nous avoir abusées!
^'oyez pourtant à quoi nous sommes exposées ! Mais c'est peut-être un bruit que l'on a répandu : Pourquoi le condamner sans l'avoir entendu?
ÉLIANTE
Oui, tu m'y fais songer. J'ai tort : hélas! peut-être C'est sur de faux rapports que je le crus un traître. Attendons, en effet. Justement le voici : Laisse-nous : avant peu, j'aurai tout éclairci.
Lisette sort.