‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 179 sur 449 · ACTE I, SCÈNE Kl · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE Kl

Mais j'ai cru cependant devoir vous en instruire : Car, prenant mon neveu pour un simple étranger,

Vous pourriez, sinon réconduire.

Mon cher, au moins le négliger.

Embrassez bien pour moi votre charmante fille. Je suivais mon neveu, si je me portais bien. Adieu. Derval. »

Plus bas, on lit par apostille :

« Gardez mieux mon secret que je ne fais le sion. »

(A sa fille.)

Eh bien ! voilà le tour que Florville te joue !

MADEMOISELLE d'oRFEUIL.

11 n'a rien d'offensant pour moi, je vous l'avoue. Monsieur Derval a tort de blâmer son neveu. Les époux d'à présent se connaissent trop peu. Le projet de Florville annonce une belle âme ; Et qui d'avance ainsi veut connaître sa femme, Est sans doute jaloux de faire son bonheur.

M. d'oRFEUIL.

Je lui pardonne aussi ce tour-là de bon cœur. Qu'il t observe de près, il en est bien le maître ; Tu ne peux que gagner à te faire connaître.

Mais on n'est pas fâché pourtant d'être averti.

M. d'orfeuil.

De l'avis, en effet, sachons tirer parti. Il va jouer son rôle : eh bien, jouons le nôtre; Paraissons, en effet, le prendre pour un autre. D'abord, comme il pourrait arriver dès ce soir. J'ai dit à tous mes gens de le bien recevoir; Mais sans faire semblant du tout de le connaître.

JUSTINE

Bon. J'entends des chevaux : c'est Florville, peut-être.

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