‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 80 sur 449 · M. DE PLAINVILLE, MADAME DE ROSELLE · texte numérisé non relu

M. DE PLAINVILLE, MADAME DE ROSELLE

M. DE PLINVILLE.

Intéressant jeune homme! il s'éloigne de nous Tout pénétré de joie et de reconnaissance. Je SUIS charmé d'avoir fait cette connaissance.

De sa réception on m'a fait le récit : Il est plaisant.

M. DE PLINVILLE.

Toujours cela me réussit.

Je suis, sans me vanter, bon physionomiste : Et je ne pense pas que, depuis que j'existe...

MADAME DE ROSELLE

Vous prîtes cependant un laquais, Tan passé ; Pour vol, presque aussitôt ma tante l'a chassé. Vous aimiez, m'a-t-on dit, sa physionomie.

M. DE PLINVILLE.

Oh ! l'on peut se tromper une fois en sa vie ; Mais tu vois sur Belfort si je me suis trompé! Dès le premier abord sa candeur m'a frappé.

MADAME DE ROSELLE

Oui, moi-même, en effet, dès la première vue. Son air modeste et franc pour lui m'a prévenue. J'en conviens.

M. DE PLINVILLE.

Je le crois : il suffit de le voir.

MADAME DE ROSELLE

Mais, entre nous, pourtant, j'aurais voulu savoir...

M, DE PLINVILLE.

Savoir? quoi?

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