‹ Théâtre de Corneille (volume 2)Chapitre 375 sur 409 · Â(.TE II, SCENE V · texte numérisé non relu

Â(.TE II, SCENE V

VIRIÂTE.

Rompons, Perpenna, rompons cette partie; Donnons ordre au présent; et, quant à Tavenir, Suivant Toccasion nous saurons y fournir. Le temps est un grand maître, il règle bien des choses. Enfin je suis jalouse et vous en dis les causes. Voulez-vous me servir?

PERPENNA

Si je le veux? j'y cours, Madame, et meurs déjà d'y consacrer mes jours. Mais pourrai-je espérer que ce faible service Attirera sur moi quelque regard propice, Que le cœur attendri fera suivre....

VIRIATE

Arrêtez, Vous porteriez trop loin des vœux précipités. Sans doute un tel service aura droit de me plaire; Mais laissez-moi, de grâce, arbitre du salaire : Je ne suis point ingrate et sais ce que je dois; Et c'est vous dire assez pour la première fois. Adieu.

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