ACTE T, SCÈNE VIII
BERTRAND
Parce qu'avec l'aveu du cousin Piuchon , que je viens de consulter, j'avais des idées de mariage.
M. DE BREMONT
fi, te marier!
BERTRAND
C'est le bon moment; je n'ai plus que cela à faire.
M. DE BREMONT
Et c'est sur un prétexte pareil que tu me refuses?
BERTRAND
Un prétexte!
M. DE BREMONT
Oui, morbleu! et si tu ne pars pas avec mon fils, c'est que tu ne m'aimes pas.
BERTRAND
Ah çà! général, pas de plaisantories, ni de mots équivoques.
M. DE BREMiiîST.
Je le répète : c'est que tu ne nous aimes pas.
BERTIIAND.
Sarpejeu ! si ce n'était pas vous, il faudrait m'en rendre raison, et je vous montrerais bien si je vous aime, oui ou non. Mais vous le voulez, je n'aurai peut-être que cette occasion de m'acquitter envers vous. Dans une demi-heure j'aurai dit adieu à mes amis, j'aurai fait mon sac, et je suis à vos ordres.
M. liE BREMONT.
C'est bien, je te reconnais, otje ne doutais pas de toi; je n'en ai jamais douté. Si je Tai offensé, pardonne-moi. (n lui
tend la main.)
BERTRAND
Ah! mon général!
M. DE BREMONT
Je reviens .dans l'instant , et je te donnerai mes dernières
instructions. (ll entre dans la chambre à droite.)