‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 244 sur 307 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

EDOUARD, sortant de ta chambre; il va à la purte du fond, et regarde en dehors pour s'assurer que Finchon et Bertrand sont partis.

Enfin, ils s'éloignent; j'ai vu mon père ot ces dames monter en voiture; tout le monde est parti, et, grâce au ciel, me voilà seul dans la maison. Sans cetle maladie, que j'ai si heureusement imaginée, impossible de rester en tête-à-tête avec Suzette. Je tremble, je ne puis rester en place; et ce que j'éprouve cependant a un charme indéfinissable. Moments d'inquiétude et d'espoir, de crainte et de plaisir; moments qui précédez un premier rendez-vous! ah! vous êtes plus doux encore que tous ceux qui le suivent. J'entends du bruit, c'est elle, je la reconnais au bruit léger de ses pas, et plus encore aux battements de mon cœui'; mon sang se précipite avec violence. Quelques moments de plus, et j'y succomberais; mais non, plus de doute, voici Suzette, courons. Ciel! mon père !

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