ACTE II, SCÈNE
l'INCHON.
Comment, ma femme?
MADAMK PI.M:H0N,
Tout ça, ce sont des affaires de ménage qui ne te regardent pas. Puisque Bertrand est parti , il faut au moins, en son absence, veiller à ses intérêts. As-tu \u mademoiselle Siizetle? lui as-tu parlé de notre cousin?
PINCHON
Puisque tu t'en étais charg(?e.
MADAME PINCHON
C'est juste; mais ce départ-là changeait tout.
PINCHON
Il fallait donc me le dire. Quand tu ne me dis pas le matin ce qu'il faut faire le soir, moi qui n'ai pas l'habitude de penser tout seul...
MADAME PINCHON
Allons, allons, rien n'est désespéré , je r' arrangerai cela.
PirSCHON.
Mais c'est qu'aussi tu me grondes sans cesse.
MADAME PINCHON
Air : Un homme pour faire un tableau.
Oui, plaignez-vous, mon cher époux; En vérité, je suis trop bonne :
Mais si j'eus des torts envers vous, Faisons la paix, je te pardonne.
PINCHON
Voyez l' beau dédommagement; C'tte paix-là pour toi n'est pas chère. MADAME PINCHON, tendant la joue, et lui faisant signe de l'embrasser. C'est quelque chose cependant, Que d' payer les frais de la guerre.
PinCBON.
Dieu ! quelle femme j'ai là, quelle bonne petite femme! (il
va pour l'embrasser.)
MADAME PINCHON
Mais finissez donc, monsieur Pinchon; car voici nionsieur le comte.