‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 258 sur 307 · ACTE II, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE

l'INCHON.

Comment, ma femme?

MADAMK PI.M:H0N,

Tout ça, ce sont des affaires de ménage qui ne te regardent pas. Puisque Bertrand est parti , il faut au moins, en son absence, veiller à ses intérêts. As-tu \u mademoiselle Siizetle? lui as-tu parlé de notre cousin?

PINCHON

Puisque tu t'en étais charg(?e.

MADAME PINCHON

C'est juste; mais ce départ-là changeait tout.

PINCHON

Il fallait donc me le dire. Quand tu ne me dis pas le matin ce qu'il faut faire le soir, moi qui n'ai pas l'habitude de penser tout seul...

MADAME PINCHON

Allons, allons, rien n'est désespéré , je r' arrangerai cela.

PirSCHON.

Mais c'est qu'aussi tu me grondes sans cesse.

MADAME PINCHON

Air : Un homme pour faire un tableau.

Oui, plaignez-vous, mon cher époux; En vérité, je suis trop bonne :

Mais si j'eus des torts envers vous, Faisons la paix, je te pardonne.

PINCHON

Voyez l' beau dédommagement; C'tte paix-là pour toi n'est pas chère. MADAME PINCHON, tendant la joue, et lui faisant signe de l'embrasser. C'est quelque chose cependant, Que d' payer les frais de la guerre.

PinCBON.

Dieu ! quelle femme j'ai là, quelle bonne petite femme! (il

va pour l'embrasser.)

MADAME PINCHON

Mais finissez donc, monsieur Pinchon; car voici nionsieur le comte.

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