‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 259 sur 307 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les PRÉCÉDENTS, M. DE BREMONT, SUZETTE, en costume ^ mariée.

M. DE BREMONT

Bien, Suzette, très-bien; je suis content de toi, mon enfan

(Au moment où M. de Bremont entre avec Suzette, Pinchon et sa femme s' loigneut yn peu vers la gauche du théâtre.)

MADAME PINCHON

M. le comte qui donne la main à Suzette. Suzette en bel parure; qu'est-ce que cela signifie?

M. DE BREMONT

Cela signifie, madame Pinchon, que Suzette vient de marier.

l'INCHON ET MADAME PINCUON.

Se marier !

M. DE BREMONT

A l'instant même, le contrat est signé.

MADAME PINCHON

Ah! mon Dieu! (a sou mari.) Tu vois ce que tu as fait, ( dont tu es cause; il est trop tard, maintenant.

M. DE BREMONT

Trop tard 1 et pourquoi?

MADAME PINCHON

Pour lui parler de quelqu'un qui , depuis deux ans , l'ain comme un fou, sans oser on dire un mot; et c'est moi, mo sieur le cornte, qui m'étais chaigée de l'apprendre à Suzett car c'est bien l'amour le plus vrai, le plus honnête 1

M. DE BREMONT

Je le crois; mais il est maintenant trop tai'd.

MADAME PINCHON, pleurant.

Hélas! c'est vrai, elle est mariée; je dois me taire: ma quand je pense à ce pauvre Bertrand !

M. DE BREMONT

Bertrand!

MADAME PINCHON

Hé oui ! c'est lui qui l'adorait.

M. DE BREMONT

Hé! c'est lui qui vient de l'épouser.

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