SCÈNE XX
adroite; M. Dumesnîl s'approche d'Alphonse.) .Et quant à VOUS , Monsieur, je vous avais invité à passer la soirée avec nous; mais d'après ce qui arrive, vous sentez que cela n'est plus possible, et je vous prierai même, jusqu'au mariage de ma fille, de vouloir bien suspendre vos visites,
ALPHONSE
0 ciel ! ne plus la voir !
CAMILLE
Ah! je ne pourrai jamais m'y habituer.
ALPHONSE, désolé, à Dumesail.
Monsieur, rappelez-vous que vous m'avez réduit au désespoir.
M. DUMESNIL, lui prenant la main.
C'est malgré moi, malgré moi. Monsieur; car maintenant vous devez me connaître, vous devez savoir... (uas.) Allons, mon ami, vous, qui êtes homme, ayez de la force, du courage; ayez-en pour nous trois : (Lui montrant Camille qui pleure.) Car
vous voyez que cette enfant se désole.
DUCOUDRAI , avec colère.
Aussi c'est ta faute.
M. DUMESNIL
Et toi, au lieu de me chercher querelle, reste avec lui; (Mon. trant Alphonse.) tàche de le Soutenir, de le consoler, car je crois qu'ils me feront perdre la tète.
ALPHONSE
Ah ! que je suis malheureux !
M. DUMESNIL, allant à sa fille qu'il veut emmener.
Viens, viens, ma fille.
ALPHONSE, retenu par Ducoudrai.
Adieu, adieu, Camille.
CAMILLE
Adieu, monsieur Alphonse.
ALPHONSE
Ah ! je l'aimerai toujours.
CAMILLE, en pleurs, sortant avec son père.
Et moi aussi.