‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 107 sur 265 · ACTE m^ SGÂNE n · texte numérisé non relu

ACTE m^ SGÂNE n

chaîné messieurs de la police de ne pas vous perdre de vue.

MAURICE

Voilà donc pourquoi Ton m'a suîTi ce soir... je suis fâché alors de n'avoir pas coupé les oreilles !...

LA PRINCESSE

A ces espions?... Mais leurs oreilles^ c^est leur place! des pc:^sde famille peut-être! Fi donc!^.. Hais ce n'est pas tout, r mbassadeur moscovite veut également découtrir à tout prix ce M. de Kalkreutz qui doit être à Patis.

MAURICE

Et pourquoi?

LA PRINCESSE

Pour lui acheter sa créance^ se mettre en son lieu et place^ et vous faire mettre en prison

MAURICE

Une belle vengeance !

LA PRINCESSE

Mieux que cela^ un coup de maître; car, vous prisonnier, la Courlande, dont le souverain est en gage, est livrée aux intrigues de la Russie, les conjuré^ n'ont plus de chef, les troupes se dispersent.

MAURICE

Cest ma foi vrai!... que faire!

LA PRINCESSE

Ty ai déjà pensé... Tai obtenu de M. le lieutenant de police, qui me doit sa place, que s'il découvrait la demeure de M. de Kalkrputz, on m'en donnerait d'abord avis à moi, qui vous en préviendrai... Alors, vous irez trouver M. de Kalkreutz...

MAURICE

Pour me battre avec lui.

LA PRINCESSE

Non, makis pour prendre des arrangements. Le plus simple de tous, serait de le payer.

MAURICE

Et comment? je n'ai pas soixante-dix mille livres disponibles.

LA PRINCESSE, vret alsction.

Hélas! ni moi non plus!

MAURICE

Et d'ailleurs, je n'accepterais pas. Il n'y a donc qu'un moyen qui me convienne.

166 ÀDHIBNNE LBGOUTRBITE.

LA PftlNCBSSB,

Lequel?

MAimiQE.

Laissant la MoscoTie, la Suède et la police i'enlaeer mutuellement ( W.JS leurs intrigues, auxquelles je n'entends hen, je pars demain.

u nmcGSSB.

Vous parteiT..*

HÀimiCK.

' Ce n'était pas mon dessein^ mais une partie de mes recrues est déjà disséminée sur la frontière, et vos huissiers n'auront pas beau jeu contre mes boulant | c'est là que j'irai me réfugier! Le brevet que vpus m'ayez obtenu double les droits de mes sergentsrecruteurs, qui enrôlaient déjà sans pârmitsiou; juge» maintenant, avec autorisation et privilège du roi !... Nous allons lever en masse toute la frontière... Je sais bien qu'à Yen^iUes et ailleurs il y aura du bruit, des réelamations^ l'ordre de suspendre... Je yais toujours! Des oofes diplomatiques?.,, j'intercepte,., Pes courriers?... je les enrôle dans ma cavalerie.... Et, lorsqu'enfia les chancelleries européennes seront eu mesurt; ^'échanger des protocoles, la Courlande sera envahie, et les Tai ures de Menzikoff dispersés par les escadrons français : voilà moo plan !..• LA pmncfissis.

Il n'a pas le sens commun.

MAURICE

Permettez?... S'il s'agissait de l'ordonnance a une fête ou d'un quadrille de bal, je demanderais vos conseils; mais dès qu'il s'agit de cavalerie et de maaœuvres^ je prends tout sur moi»., cela me regarde.

LA PRINCESSE, l'tniiqaBt.

Non, à peine arrivé, vous ne quitterez pas Paris! jiest bien le moins que vous y restiez quelques jours encore ; que votre présence et votre affection me dédommagent enân de ce que j'ai fait pour vous et des jours que je vous al oonsacrés.

MAURICE

Princetse, entendons-nous! Je n'ai jamais été ingrat, et dans ce moment où je vous dois tant, manquer de franchise, serait manquer de reconnaissance ; ce matin déjà, car moi je ne sais pas tromper... je voulais tout vous dire et vous avouer* «

LA P|UNGE8I%

Que vous en aiiiMz une autraf

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