‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 109 sur 265 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

L'ABBÉ, LE PRINCE^ «.tnot par l« fond; MAURICE.

LE PRINCE^ ipereeTaiit la porte à droite qui vient de te feroMT*

Ah! Ton vous y prends mon cher...

MAURICE^ avee Ironble*

VoDS ici^ Messieurs?...

LE PRINCE^ ritaL

Pai vu la dame> je Taî vue!

MADRICB.

Cest une plaisanterie^ sans doute!

LE PRINCE

Non^ parbleu! la robe blanche flottante... qui disparaissait... Voici donc la Saxe aux prises avec la France...

MAURICE

Qu'est-ce que cela signifie^

Que nous sommes au fait, mon cher comte.

LE PRINCE, ^iement.

Et que cela ne se passera pas à huis clos^ il nous faut de Téclat et du scandale. (Frappant sur l'épaaie de l'abbë.) Nous uc sommes pas des abbés pour rien... n'est-il pas vrai?

MAURICE, an prince avec impatienee.

Eh! Monsieur, j'aurais cru, au contraire, que c'était pour TOUS qu'il fallait éviter le bruit... Mais puisque vous le voulez^ puisque vous savez tout...

* LE PRINCE, riant

Tout... et de plus nous avons les preuves...

MAURICE, froidement et mettant ion chapeau.

Monsieur le prince, je suis à vos ordres... Monsieur l'abbé consentira, je Tespère (le costume n'y fait rien), à nous servir de témoin, et comme il y a, je crois, uu jardin, nous pouvons y descendre.

LE PRINCE, tiaxA.

k cette heure?

MAURICE

n est toujours llieure de se battre... et pourvu que nous en finissions promptemeut... cela doit vous convenir.

T. lU. 10

170 ADAmmx LECOtnrusuR.

L ABBÉ^ qai • ramonU la théâtre, radeacand prèa de Maoriea.

Voilà où est votre erreuf . Nous ne tenons pas à en fînir^ au contraire^ nous voulons que cela dure :

Amour fidèle^ Flamme éternelle !

Gomme dit Pair de Rameau! Et par qn béroïsm<î qui «urpitsse toutes les magnanimitép d'opéra, M# te prince vous abanaonne votre conquête !

lumucE.

Qu'est-ce à dire?

l'abbé.

A la condition que le traité de paix sera signé ici^ à souper^ à réclat des flambeaux !

u rames.

Au bruit des vtrres «t du obampagne

MAUBIOB.

Est-ce de moi^ Messieurs^ que Ton veut rire?

l'abbâ.

Vous l'avez dit!

W FRiNCi; Mon seul but étant de prouver à la Duclos...

MAURICE

LaDuclos...

LE PRIIICE^ montnni la porte à droits.

Que je ne tiens plus 4 ses charmes.

L*ABBÉ

Et que st la France et la Saxe se battaient po«v elle—

lE MUMCB.

Et pour sa vertu...

L*ABBÉ

Ce serait là une querelle d'Allemand que l|. le prinoa ne se pardonnerait jamais... Abl abî abl

LE PQINCÇy mnt Meai,

Ah! ahl ah! c'est drôle, n'esWl pas vrai?,,. Et loin darire».. comim nous,.* i^ous Ave« un m étonné...

MAURICE

Oui, d'abord... Mais^ g)aiatepapt| cela me paraît en effet si original...

LE PRIMCE.

N'est-ce pas?... Ah! ah! m'enlever la Du^los... de mon consentement... un service d'ami!...

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