TOUT LE MONDE
Eh bieni
LE PRINCE, d« mêoiè.
Je n'ai pu en savoir davantage... ce qui prouve bien...
l'abbé.
Que cela n'est pas I. Je le saufaii... Or, Je né le sais paë, doii« cela n'est pas!
LA MARQUISE
Gela est, je le tiens d^une amie intime du eoihte de Saxe.
LE PRINCE
Moi, je le tiens de Florestan lui-même, qui a vu Maurice, êi telles enseignes qu'il a été de sa part défier le comte de Kftikreutz.
(Au oom de FJorettui, Ath^ls fait an oi»av«mèilt ^M la |lriiiee«sa remarqua.)
l'abbé.
Celui qui a livré sa créance à l'ambassadeur moscovite?
LE PRINGBi
?récisément.
Âcn vr, MiNB n. IM
ATHl^AÏS.
Action déloyale^ indigne d'un gentilhomme I
Et dont le comte de Saxe lui a demandé raison... ils ont du se
battre.
LA PBtNCfeSSC.
Bt sait-on Tistde du comiMitt
LE pRmci.
Pas encoie! mais ce pauvre Mauriee^ qui devait nous tenir ce soir...
ATHÉMAÎS.
Ne craignez rien«.. il Tiendra!
LA PRINCESSE, l'obtemnt Ktw JAtouit
Vous croyez^ Madame?
SGGNfi IX.
Les nÈCtf^tKtB, ON DOBISlSTIQUE.
LE OOKESTIQUBi Muonfuit.
Haderooiselle Leoouneur et monsieur Micbopnet^ de td Gomédia française 1
L^BBi.
Àh ! enfin ! (Toat li nmde y M devant d'Adri«nii«.) LA MARQUISE^ qui ettnstë« avec la baroane for le devant do thMtrtt & àtoHê^
Il parait que nous aurons ce soir la tragédie.
LA BARONNE
Et la comédie*
LA MARQUISIe
Le prince Faime beaucoup.
LI BAAON.
Et la princesse^ donc !
LE PRINCE^ Nd6««etid«ilt «ft ddniiMt It tttàifi l A6ie«te.
Combien je fous remercie, Mademoiselle^ de riionneur que TOUS Youlez bien nous faire, à madame de Bouillon et à moi !
ATHÉNAÎS, i \A prinoilM.
Daignez» princesse^ me nommer à Mademoiselle. 11 y a si ion^» temps que je Tadmire de loin, que je suis bien aise de le lui dire de près !
LA PRINCESSE, ^r^nlant la daeheese.
Madame la duchesse d'Aumont, Mademoiselle... (U ftintHu hn
puier AdrieniM près d'Athéoais, d« U mar^piita <t de la toroue, ^i TenlMirMltl It
•00 ^BRIENNE LECOUTllEUR.
prinea et l'abbé sa rapproebent a'eiies. mieaoanel et! tonjonn preaqae teol à nl<-eiM droite, pendant que la pAneaiM dateand à gaaeha, an bord de la Mena «t detàot iat damai, qui «ont astiias.)
En Térité^ Mesdames^ je suis confose de tant d'honneur!
MIÇHONNET^ i part.
Ce n'est que justice! je vous demande si elle ne figure oas aussi bien qu'elles toutes dans un salon !
Vous avez youIu^ vous et les nobles dames qui daignent m'accueillir...
LA PRINCESSE^ frappée da son da toiz at éeontanU
Ociel!
Donnel* à l'humble artiste Toccasion d'étudier ce ton exquis^ ces manières élégantes que vous seules possédez..
LA PRINCESSE^ da mèoM.
Qu'entends-je?... cette voix...
Aussi^ je Tais bien regarder... pour tâcher de copier fidèlement... certaine de réussir, pour peu que je sois ressemblante.
LA PRINCESSE
Plus je FentendSy plus il me semble... Non, non, ce n'est pas possible, c'est un rêve !•.. ce n'est pas à mon oreille, c'est dans mon imagination seule que retentit et vibre encore ce son de
voix qui me poursuit toujours. (Athénals et les aatn» dames »é sont emparées d'Adrienne, la font asseoir auprès ^d'elles at eaasent avee elia à voix basse, pendant qae la prinea at las anlrei seigneurs entourent son fantanil. Souriant avec ironie.)
Quelle idée... en effet, que celte rivale qu'il me préfère soit une femme de théâtre... une comédienne... et pourquoi non? N'ontelles point un charme, un prestige qui n'appartient qu'à elles, le talent et la gloire qui enivrent et ajoutent à la beauté. (Regardant Adrtanna, que tons les seigneurs entourent^ DaUS CC momCUt CnCOre UC
sont-ils pas là tous à l'admirer, à l'adorer!... pourquoi n'aurait-il pas fait comme eux? Âh ! ce doute est insupportable... et je veux à tout prix confirmer ou détruire mes soupçons. (Sa m-
tournant vers le prince qui rient de quitter le fiinleuil d'Adrienne at qui s'approcha d'elle.)
Ëh bien ! ne commençons-nous pas?
LE PRINCE
il nous faut attendre le comte de Saxe, puisqu'on assure qu'il viendra.