ACTE IIÏ, SCÈNE VII
MARGUERITE, pontttnt nn cri de joie.
Ah! s'il était vrai!..,
HENRl^ fivee Indignation. ,
OcieU...
HARGOERITE, ««ioment.
Eh! pourquoi pas?... Oui... oui... tout est possible!... Merci, Henri!... car, sans yous, je ne m'en serais jamais douté.
HENRI
Àh! c'est indigne...
Taisez-vbus! taisez-vous! tout est permis pour sauver son roi et son frère... Mais une pareille pensée est tellement absurde, tellement invraisemblable...
HENRI
N'est-ce pas?...
MARGUERITE, gaiement.
Il ne faut pas la négliger, cependant. (Sériemement.) Mais il serait insensé de s'y arrêter, ou de fonder sur elle le moindre espoir de s^lttt. (Avec véèoiotion.) Il faut volr Sanchette.
HENRI, aTAohttmea
Je l'ai Yue.
MARGUERITE, le regardent en tonrienl, •
Vraiment !••• vous ne nous disiez pas cela... chevalier sournois!...
HENRI
Je l'avais aperçue dans l'antichambre de la reine... et je lui ai parlé de ce sauf-conduit que je la priais de m'obtenir.*» impossible!... £Ue m'a refusé.
MARGUERITE
Edel Yous^refafi6TU.> Vous n'avez doi^ pasînsigtél««
HENRI
, NoD> Madame.
Marguerite:, yhmuA,.
Eh bien, vous avez eu grand tort! Il y a une foule de trames et d'intrigues sacrètes^ qui nous environnent, e^ que nous ne pourrons connaître que par Sanchette. D^abord, une dame mystérieuse, une grande dame qui s'introduit la nuit dans la prison du roi... Je le sais, il me l'a dit. Quelle est-elle?... Est-ce par son indiscrétion (car je réponds de vous et de moi), que cet acte, confié à iK>tre foi, cet acte d'abdication a été su de Guattinara, qui le connaît^ ou le soupçonne? Et ce Guattinara luj-môinej
dans quels termes/'dahs quelles rektiiMis, dMtt quel échange de secrets est-il avec Sanchette, ou avec tout «itfeT... Voilà eo q<iMl est important de savoir... et ce que Sanchette n'avouera qu'à celui... qui aura Tesprit de gagner sa confiance... Veus vvj^z dpnc J3icny l^onsieur... e|oe dans Fintérêt'^u roi et de la France... cela Tbuç regarde. •••*'
HEMkl^ avae eolèrt.' '"* '
Moi ! me présenter chez elle ! . . . Jamais !
MARGUERITE, finement. - "" ' ^
Elle vous Ta donc défendtï?
HENRI, aTflc homeor.
Ch! rioï), au c6titî^àl^... quand son mari sera' absent... fietircusement, il ne la quitte jamais.
MARGUERITft, TifemenU
11 va partir. * • : '
• IIIRRI.
''Pas pôssilifôl "'"'■' ■ ." . '
' iTARGUERltB.
A rinstant même... pour un message dd l'empteretnr... Vo>eï | comme cela se rencontre! et quel bonheur!
HENRI, avec eolèn.
Quel bonheur !.iVdttes-v(>ns.. .
Eh! mou Dieu, Henri, vous vous fâchez, et je ne sais pa§ pourquoi!...
ncÀnlé j
Pourquoi t Ah 1 ë*est qu'il est aflVeux et eàruél qiife Ce soît vous, Madame, vous qui, avec cette tranquillité... ce sang-froid...
Vous-prô^(J*^'fle'iAû^ moti f^ïè...^efrTâtl?é sôutfét^hi.û" I
BENRI^ , \, I
Demandez-moi ma vie et mon sang... tout me'éëiW pe/ssAl^... excepté... excepté d'en êrtmer uAè àu(ré'iffae vousl... j
•^"•' ' "' ■'" ^ '"' '• MARiGOERnlB. "*"-' ' •' •'
' Henri!... Heûri|1^ôurquoi me dîtes-vdurëèîaf :
HENRI. / ''
Parce que je me meurs d^amour. '
MARGÙÈRI^. ' • '
• Eh! malheureux, crôyez-voiis donc que Je ne lé'sacne p^s?...
HENRI, pontnnt nn cri.