ACTE i, SCilfB YIIT
cetit mille Ihines... tri sera» Mifg^, mon cher ami^ de me les
avancer.
MAXBIN»^ I part.
Diable!...
ALBfBIlTi
Pour toi^ miUfMinaif0; mie pareille somme n'esl rien^ je le
sais... aussi je viens sans façon «I sans scrupule^ faire ce nouvel appel à ton amitié...
MAXENCBy ftiM Mbami.
Une telle eonfianM!... j'en suis heureyxM^ je ke le jure...
ÂhmSKf^ vm fraa«biitttf
JeTai pensé*.. oarmoi..« i ta placsi*. tL^i^v^nMBb! mais qu'as-ttt donc? d'où vient ee trouble... ma demande seraitroUe iodiscrèfte?... jela retire ! si je Tai hasardée.,, {^nù «^kï*».) c'est qu'il me semblait... que de bonnes terres... au soleil^ en pleine Beauce... étaient des cautions suffisantes pour un camarade d^enfance... pour un «mi... (AT«e iadiiMiiaii.) Ssns compter mon honneur... à moi!...
Ab! n'achève pas! plutôt te dire la vérité tout entière que de te laisser une pareille pensée... ces cent mille francs que tu me demandes et qu'il y a cinq ans j'aurais été heureux^ non pas de te prêter^ mais detedomier.«, jeuelesai pas!
▲LBEaT.
Toil
MAXEKCG.
Silence! nul encore ne le saitl mais cette spéculation que j'en-» treprends avec tant d'ardeur est mon seul espoir de salut. 11 s'agit pour moi^ non pas de faire^ mais de refaire ma position I Si je réussis, on ne se sera douté de rien; j'échappe à la ruine^ à la missel
AuiEirr.
Tu en senûa là.», toi^ «vec ta fortune...
maxence.
£b! mon Dieu! cela ya, ^\ vite en ciaq ans, â t^atîs^ quand oti est jeune et inoccupé!... l'oisiveté est si coûteuse l c'est un si grand luxe!... Pendant que tu faisais ton métier de soldat, moi je promenais en calèche mon ennui et mon cigare... tu te batlais, je dépensais ! tu versais ton sanff, moi, mon or ! el pour qui, grands dieuxl que de folles nuits Ique de jours plus insensés ! que d'orgies! que de désordres l et quand où s^adresse^ pour
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réparer une première brèche^ au lansquenet ou à k spéculation, qui l'agrandissent encore...
ALBERT
Tu as joué...
MAXEIfCG.
Gomme tout le monde! ce n'est pas là le mal...
ALBERT
El tu as perdu ?
* MAXENCE
Cest là ma faute!... je la réparerai l en attendant^ les terres, ]es châteaui que je tenais de mes ancêtres, j'ai tout engagé... en Fccret ! et ce qui me reste... je le dois; mais jusqu'à présent, l'éclat de mon nom, la certitude de mes richesses... ont éloigné tous les soupçons... il est aisé, à un homme comme il faut, d'obtenir un grand crédit.
ALBERT
C'est-à-dire de tromper.
MAXENCE
Non... que je réussisse et tout sera payé, et je t'élèverai avec moi jusqu'à cette fortune...
ALBERT
A laquelle je renonce! elle coûte trop cher! si je Tai désirée un instant... c'était dans un but que je reconnais maintenant impossible à atteindre! parlons seulement de toi! tu as donc beaucoup de créanciers ?
MAXENCB.
Mais oui... ce n'est pas le nombre qui m'inquiète... les petits, ceux qui ont besoin se taisent et attendent... mais les grands... les riches... un surtout!... un homme du grand monde qui, pour une centaine de mille francs, me tient dans sa dépendance, qui, seul maître de ma position, peut la relever et me perdre ! et pour m'en délivrer, à qui m'adresser? à ma sœur? impossible ! elle est mineure; et d'ailleurs, son inflexible subrogé-tuteur, M. César Desgaudets...
ALBERT, TiTement.^
Desgaudets, dis-tu?
MAXFI^CB.
Le plus avare des millionnaires.
ALBERT; se fonillant.
Il me semble bien sur la carte de tout à l*heure.