ACTE m, SCÈNE XTV
CBARLE8-QUINT.
Alliance dont il avait déjà élé question il y a quelques années.
MARGUERITE, trouUé« ci rendant la Ifltin.
Mais qui, par malheur, devenait impossible... d'après vos engagements avec le roi Emmanuel et Tlnfante, votre fiancéeî
CHARLES-OOINT.
La politique a des privilèges... (Geste d« reproche de Vargnente. Soa-
riant.) que n'eût pas, je le vois, approuvés mon sage conseiller ! et son avis^ qui vaut peut-être mieux que le mien, me prouve, une fois de plus, que j'avais raison de vouloir m'assurer à jamais l'appui et les conseils d'une femme de tête, d'une femme de cœur, d'une vraie reine!... Écoutez, princesse; après ce qui Tient de se passer et de se dire entre nous, nous ne pouvons plus être qu'ennemis implacables ou amis à jamais !... Eh bien! sans envoyer cette lettre à votre mère, sans mettre personne en tiers dans une pensée... dans un rêve peut-être, qui ne sortira pas des murs de ce palais, et doit rester entre nous, je vous dis encore : Margpjerite, voulez-vous être reine d'Espagne?...
MARGUERITE, pooiitnt un cri d'étonnement.
Moi!... (A part, avec joie.) mon frère !... rS'arrfttant afM donlear.)
Henri!... Henri!
CHARLES-QUlNT.
Eh bien?...
MARGUERITE, dan$ 1o plat grand troabi*.
Sire... sire... un honneur si grand... si inattendu.^
CHARLES-QUlNT, avec joie.
Vous cause en effet une émotion... dont je veux vous laisser le temps de vous remettre. Demain, à deux heures, vous me direz votre réponse. Mais songez seulement que c'est Je secret
de l'État... (Montrant du doigt son front.) Ct qu'il doit rCStcr... MARGUERITE, portant la main à son eœur.
Là, je vous le jure, sire. (Charlei.Qnint lui baise la main, à part.) mOU
Dieu ! inspire-moi !...
CflARLES-QUINT, saluant.
A demain. (Marguerite s'appnie, ehaneelante. «or on faotenil i gauche; Chariet- Qvint sert par la droite.)
3Ô9 LS8 CONTEâ im tA Ktmz tÈ NATARllK.