ACTE Y; SCiNE II
BABIÉÇA.
Grâce au ciel!...
HENRI
Et VOUS ditesy seigneur Babiéça^ que Tempereur désire me parler... à moi?...
BABIÉÇA.
n voub prie de Tattendre ici^ dans les petits appartements de la reine...
HENRI
Je croyais quMl y avait ce soir réception.
BABIÉÇA.
n vous verra avant la réception... à sa sortie du conseil, qu'il a fait assembler extraordinairement... et qu'il préside en ce mo^ ment.
HENRl^ saluant.
Je vous remercie. Monsieur.
Heureux de vous prouver mon dévouement
HENRI
Eh bien I pourriez-vous me dire, vous qui savez tout... et qui voyez tout... ce qui se passe au palais... ce qu'est devenue iiiadame la princesse Marguerite... que je ne retrouve plus, et qui est comme disparue?.. r
BABIÉÇA.
11 y a près de deux heures... que je lui ai vue traverser la galerie... appuyée sur le bras de Son Excellence M. le comte de Guattinara, qui, malgré cela, avait Pair d'assez mauvaise humeur... Mais j'aperçois, madame la princesse... (Avec &mw.) Je pense, monsieur le comte, que je ferais bien de me retirer...
HENRI
Vous êtes un homme charmant, seigneur Babiéçal...
BABIÉÇA.
L'bdbitude de la cour! voilà tout (U mIm tt lori.) SCÈNE IL HENRI, MARGUERITE.
HENRI
Tétais inquiet de vous, Madame.
MARGUERITE,. riuL
Que voulez-vous? Je ne puis y suffire... la cour d'Espagne me donne tant d'occupations!...
3f2 LES CONTES DE LA ItET^E M! NAVARRE,
IIENRJj k détni^itoix.
Eh bien!... la dame mystérieuse!...
MARGÙfiMtE.
Noua nous étions tt^inpés \
HENRI
Quoi ! nos idées... sur l'Infante..» sur la future reine...
Complètement fausses!... Gardez-vous de la soupçonner !i.f •je vous le défends, entendez-voiw? Mais Tappui qui me manquait de ce côté... je Vài trouté d'un autre... J'ai maintenant à mes ordres une puissance qui est mon esclave!
HENRI
Ck)mmiint eela?
MARGUERrrE.
Écoutez, Henri, je vous dirai totit^ excepté ce qui n'est pas mon secret, et ce que l'honneur ffle défend de ti^hlrit: Qdll vous suffise donc de savoir que, tenant la baguette, je n'avais qu'à commander, et què tuon premier ftOUhàit M d^êtfe U^fisportée auprès de mon frère.
HENRt.
Vous plaisantez !i..
AtARGUERITéa
Du tout! J'ai ordonné à mon serviteur de me faire entrer dans l'oratoire de l'empereur... Et pourquoi? s'est-il écrié, tout stupéfait... Eh ! niais, ai-je répondu, t)dùr prtët, sans dobte, et vous m'y cohduirezf ... ce qu'il a fait.
HEt^RI*
Par quel moyen?
MAbënERitE.
En ouvrant la porte dont il avilit la clé... Voilà toute la magie!...
Hfel^tU.
Et le tableau de saint Pàcômé, 16 i'essdtt «eerêt;.; tous l'àVez trouvé?...
MARGUERITE
Très-aisément... quand ôrt éiiit d'àvandè!... Mais voici une
rencontre que je ne cherchais pftsl Au moment où je venais de
m'élancer bravement dans le couloir étroit et obscur^ qui ôoo-
uit de l'oratoire à la tourelle..» ma robe se froisse contre une
htrô tobe..; une tisile qui sortait!.*, (rimi.) Il y avait ce soir-là
éception chez le roi. Moins intrépide que moi... la belle visi-
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teuse... inconnue... (c'était elle!) s'arrête, tremblante, et comme si elle sentait ses genoux fléchir, s'appuie un instapt contre la muraille. Je me rappelle mon conte du Muletier, je déwche de mon corsage un nœud, une agrafe de rubans bleus, que j'accroche à son épaule, témoin mystérieux, indice révélateur*, qui peut, tout à l'heure, à la cour, me la faire reconnaître.
HENRI
J'en doute.
MARGUERITE^ gaiement.
A tout hasard !... Je p'aurai perdu qq'nn rubaa^ et je risque de gagner un secret, espoir que j'ai fait partager au roi, et un autre espoir encore.,, Maintenant qge ie puis à toute heure, et sans que personne s'en doute, prie renqre auprès de lui, il ^era facile de combiner avec adresse et prudence quelque nouveau moyen d'évasion.