‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 213 sur 265 · ACTE T, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE T, SCÈNE XI

qu'à l'efnperepr !... à lui se^ll... car lui seul doit reotendr^I...

(L'empereuf fait éloigner ^oat le monde, pt s« rtpproebe de Harfuerite.) CBARPES-QPlïjT, à î^^rgjierife.

Qu'pst-ce (j«^ cela sigpifie?

MARGUERITE^ lentement.

Que le roi François )«' est, e|i pe paqrnefjt...

CHARLES-QUlNT^ viTement, avec colère etiTofac bana^

Évadé?...

MARGUERITE

Non, sire, mieux que cela.

CHARLES-<iUINT.

Eh! quoi donc?

MARGUERlTp:.

Marié!... dans votre oratoire, à votre sœuyl.^J

CHARLES-QUINT

Mariage mil I...

MARGUERITE

Célébré par le cardinal d'Urbain j en présence du connétabje (Je Montmorency, du comte de Com mitigés et des principaux seigneurs de France.

CHARLES-QUIMT.

Sans mon aveu t.. •

Éléonore était veuve, maîtresse de sa main... et au lieu de porter plainte devant le pape et devant la chrétienté, de ce que votre sœur devient reine de France, je voudrais qu^une union qui termine de si grandes querelles eût été contractée, non pas à Tinsu do Charles-Quint, non pas malgré lui, mais par un calcul

de sa haute politique. (Le roi fait un monTement, mais ne répond pas. Margae.*

riu le regarde et continue.) Et sMl regarde dès cc jour cctte uuion comme son œuvre,' il sentira qu'au mari de sa sœur, à celui dont l'honneur devient le sien, on peut encore, au nom de TEbpagne, imposer des conditions rigoureuses... mais non déshonorantes!.». Je m'arrête... Le conte que j'ai osé rêver eût été trop téméraire et trop invraisemblable, si je ne m'étais fiée, pour qu'il devînt de l'histoire, à la générosité et au génie d'un

^aud homme ! (Charles-Qaint, après un instant de silence et de combat intérieur, ne regarde point Marguerite, mais se retourne vers les personnes de sa cour qui sont restéef à l'écart, leur faisant ligne d'avanoer.)

CHARLES-QUINT, graTemem.

J'ai voulu annoncer ce soir à ma cour que mon mariage avec

Son Altesse Royale Tlnfante de Portugal devait se célébrer demain^ et je suis charmé en même temps d'avoir à lui faire part d'une autre nouvelle^ sur laquelle j'attends ses félicitations : tous nos différends avec la France et avec son roi sont enûn heureusement terminés, par le mariage d'Éléonore d'Autriche^ ma sœur,

avec le roi François I*^ (Moa^tmeiit génénl de sarprùe.) HENRI^ GUATTINARA, ISABELLE.

Ociel!

ISABELLE, i Gbariet-QoiDt, qa*elle féfietto.

Ah! sire! une nouvelle aussi heureuse...

MARGUERirE, jouant «oui l'étoiuMBOd,

Aussi inattendue!...

GUATTINARA.

Un projet aussi habilement, aussi secrètement conçu !••• irous ê^es, sire, notre maître à tous!...

CHARLES-OUINT, «Tee impatience.

C'est bien!

GUATTINARA.

Car moi-même je ne m'en doutais pas

CHARLES-QUINT

C'est bien, vous dis-je?... (a Marguerite.) Je donne pour dot à ma sœur, la Bourgogne; et dans notre traité avec François I*', nous n'oublions pas le petit royaume de Navarre, que l'Espagne et la France doivent protéger...

HENRI, i part, avec joie et regardant Marguerite.

Roi de Navarre!...

MARGUERITE, arec reeonnaiiaaaee.

Ah !... voilà ce que l'Europe appellera un acte de bonne politique... et moi, sire, un acte de grandeur d'âme!...

CHARLES-QUINT, i demi-foix.

Et mes espérances et mes promesses, Marguerite^ comment les appellerez-vous?

MARGUERITE, tonriant.

Les Contes (Regardant Henri.) de la reine de Nayarrel

Fm DES CONTES DE LA REINE DE NAYARRB.

or UN DUEL EN AMOUR

GOXÉBIE XN TROIS ACTES BN PR08X Il iieiété aT«« I. I. LeioiTé

ThéAtre- Français. — 17 mars 1851

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