ACTE V, SCÈNE Vit
assuni, Masbam, mais vous n'en conviendrez pas, car vous êtes (liscrttj on m'a assuré que vous Taimiez...
MASHAM.
Moi, Madame... jamais!
Et pourquoi donc vous en défendre? la duchesse est fort belle, fort aimable, et le rang qu'elle occupe...
MASHAM.
Ah] qu'importe le rang et Li puissance... on y songe peu
quand on aime. (Regardant Abigail qui est debout derrière li reine.) Et j'aimC ailleurs. (Abigaîl f»it un geste .i'efiroi.)
LA REINE, baissant les yeuï.
Ah! c'est différent... Et celle que vous aimez est donc bien belle!
MASHAM, avec amour, et regarda»' Abigail.
Plus que je ne peux, vous dire... (se rei-renant) Je veux dire que je l'aime... que je suis heureux et fier de cet amour; punissezmoi. Madame, si, même ici, devant vous et à vos pieds, j'ose l'avouer.. .
LA REINE, se leraiit brusquement.
Taisez-vous!... n'entendez-vous pas?
ABIGAIL, montrant la porte du cabinet.
On frappe à cette porte !
MASHAM, montrant les portes du fond.
Ainsi qu'à celles-ci!
ABlGAÏL.
Et ce bruit au dehors!... les appartements se remplissent de monde.
LA REINE
Comment fuir maintenant?... (a part, avec effroi.) et cette phrase de la duchesse! (Uam.) Et si on le voit ici...
La, sur ce balcon... (Masliam s'élance sur le balcon à gauche; Abigail referma l<i fenêtre.)
LA UEliNE.
C'est bien... va leur ouvrir.
ABIGAÏL
Oui, Madame... mais du calme... du sang-froid.
LA REINE
Olll j'en UlUUrrai. (Abi^ail va ouvrir Icspoitcâ du fond.)
202 LE VERRE d'eATI.