‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 4)Chapitre 177 sur 330 · SCÈNE VIII, Les précédents, LA DUCHESSE DE MARLBOROUG, et plusieurs · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII, Les précédents, LA DUCHESSE DE MARLBOROUG, et plusieurs

SEIGNEURS ; BOLING BROKE, entrant après eux.

(Abiga'il va ouvrir la porte à droite, d'où sortent plusieurs demoiselles d'honneur.)

LA REINE

Qui ose ainsi, à cette heure... dans mes appartements... Cie} ! la duchesse... Une pareille audace !...

LA DUCHESSE, regardant autour d'elle dans l'appartement.

Me sera pardonnce par Votre Jlajcsté, car il s'agit d'importantes nouvelles... d'où dépend le salut de l'État!

LA REIKE, avec impatience.

Lesquelles?

LA DUCHESSE, eicamiiiant toujours l'appartement.

Des nouvelles qui mettent en rumeur. . . et agitent toute la ville...

(A part, et regardant le balcon.) Il ne pCUt ÔtrC qUC là. (Haut.) Lord Marl-

borough m'apprend que l'armée française vient d'attaquer à Denain les lignes du prince Eugène, et a remporté une victoirecomplète,

BOLINGBROKE, froidement.

C'est vrai 1

LA DUCHESSE, courant à la fenêtre. Abigaïl fait quelques pas pour la retenir, el sa trouve ain-i placée entre la duchesse et la reine.

Tenez... entendez-vous les cris furieux de ce peuple?

BOLINGBROKE

Qui demande la paix !

LA DUCHESSE, qui vient d'ouvrir la fenêtre, et poussant un cri.

Ah! Monsieur Masham dans l'appartement de laixMne!

LA REINE, à part, et voyant paraître Masliaiii.

C'est fait de moi !

ABIGAIL, bas à la reine.

Non, je l'espère!... (Tom'oant à ses genoux.) Gi'âce, Madame!... grâce !... c'est moi qui à votre insu., . l'avais reçu cette nuit...

LA DUCHESSE, avec colère.

Quelle audace!... Vous osez soutenir...

ABIGAIL, baissant les yeux*

La vérité!

MASHAM, s'inclinant.

Que Sa Majesté nous punisse tous deux!

LA REINE, bas à Bolingbioke.

Bolingbroke, sauvez-nous !

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