SCENE Vlll
HECTOR, M. DE SA(NT-GÈRAN, EMiMERIC, OLLIVIER, q.,i sort da
la porto du fond à droite, el s'approclie d'Eiiiinciii;. OLLIVIER, à demi-voix.
Monsieur, j'ai porté la lettre.
EMMERIC, Tiveinent.
C'est bien! c'est bien!...
OLLIVIER. de même.
11 n'y a pas de réponse... mais on vous attend.
EMMERIC, à Ollivier, qui se relire.
Cela suffit... je sais ce que c'est.
Et moi aussi...
HECTOR, à M. de Saint-Géran.
C'est d'elle... c'est évident... Eh bien! il n'y a pas à hésiter, il faut y aller, n'est-il pas vrai?
M. DE SAINT-GÉRAN, prenant la main d'Emmeric qui tressaille.
Et vous tremblez déjà... Allons, du courage !...
EMMERIC
J'en aurai...
HECTOR, regardant la pendule.
Et mon affaire à la quatrième chambre... Je vais au Palais.
M. DE SaINT-GÉRAN.
Ma voiture est en bas, et si je peux vous conduire, monsieur Ballandard...
HECTOR
Trop d'honneur... (A part.) La voiture d'un pair de France! d'un conlre-amiral!... Si Victoria me voyait passer...
M. DE SAINT -GÉKAN.
D'autant, monsieur Ballandard, que je vous estime déjà beaucoup comme homme et comme avoué... et que j'ai à vous parler d'une aiïaire qui m'est personnelle, d'un bon procès...
HECTOR
Me voilà... toutes voiles dehors... prêt à courir sur l'ennemi.
M. DE SAlNT-GÉRAN.
C'est très-bien...
Et, au premier commandement, feu de toutes les batteries!
M. DE SAIIST-GKRAN.
Eh bien! nous causerons en allant au Palais...