ACTE IIj SCÈNE VI
drcz (Icmain, ou tout est Uni entre nous... Et j'étais décide à n'y pas aller.
HECTOR
Très-bien!
EMMERIC.
Et, maintenant, d'après ce que tu vietis de nne dire... pour moi, pour mon honneur, rien ne peut m'cnipècher de m'y rendre...
HECTOR
Cola n'a pas le sens commun! car, supposons que je ne t'aie rien dit...
EMJIERIC.
Et cette impertinente épître que sans doute je vais trouver chez moi... Il croirait donc que je le crains, que je lui obéis? Non... non! j'irai!
QECTOR.
Tu n'iras pas!
EMMERIC.
Je te dis que si !
HECTOR
Je te dis que non! Ah! monsieur le comte! (ii va au devant de lui.) SCÈNE VI.
EMMERIC, HECTOR, M. DE SAIlNT-GÉRAN, sortant de rappartemenl à gauclie et tenant à la main des papiers qu'il va porter sur la table à gauche.
M. DE SAIM-GÉRAN.
Eh ! mais. Messieurs, qu'y a-t-il donc?
HECTOR
Je m'en rapporte à monsieur le comte.
EMMERIC, à part, avec effroi.
0 ciel !
M. X)E SAirvT-GEUAN.
•le vous apportais les pièces de notre [iroccs.
Et moi, j'en ai un autre à vous soumettre...
EMMERIC
Hector, je t'en supplie!...
HECTOR
Ah! dame... si tu ne te laisses pas conduire par nous,.. 11 faut
cependant que les gens qni ont de la raison dirigent ceux qui n'en ont pas.
M. DE SAINT-GÉRAN
C'est juste. De quoi est-il question?
EMMERIC.
Non, tu ne parleras pas !
HECTOR
Je suis avoué., je parlerai! j'expliquerai les faits de la cause,
(Monlranl M. de Salnl-Géran.) et le tribunal jUgCra. (Montrant Emmeric.) 11
arrive de l'autre bout de Paris; il vient de chez elle... il nous l'avait prorais.
M. DE SAINT-GÉRAN
Ah! vous y êtes retourné?... A merveille !
HECTOR
Oui, à merveille... Mais, attendez, il a rompu.
C'est très-bien !
HECTOR
Sans doute, mais voilà qui ne l'est pas... Par un événement, par une circonstance inattendue.
M. DE SAIÎST-GÉRAN.
Qu'est-ce que je vous disais? 11 y en a toujours qui surviennent ■.VI moment où l'on croyait tout fini,
HECTOR
Une futilité... une loge pour demain à FOpéra.
EMMERIC.
Hector, au nom du ciel !
HECTOR
Tu te fâcheras si tu veux.
EMMERIC, s'einporlanl.
Eh! oui, sans doute!...
M. DE SAINT-GÉRAN, [lassanl entre eux àem.
Voyons, mes amis, voyons s'il n'y aurait pas moyen d'arranger cette grave affaire... Et si je puis vous seconder...
HECTOR
C'est tout ce que je demande, parce que, si vous vous en mckz... cela va s'arranger.
EMMERIC, à part
Ah! c'en est fait de nous !
HECTOR
On lui a donc dit : Si vous ne venez pas dempi.n soir dans ma luge... tuut est fini entre nous...