‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 4)Chapitre 71 sur 330 · ACTE IV^ SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV^ SCÈNE III

COQUENETj liaussant les cpaulej^

. Allons donc!

LE VICOMTE, de même

Je refuserai, je vous le jure, (ii soii.)

COQUEINET, à part, louj'ours assis, \ droite, pondant que Raymond, qui lui tourne le dos. est ,\ gauclie, et lil un journal.

Pour en avoir alors une meilleure, car il obtiendra maintenant tout ce qu'il voudra... Ce que c'est que d'être joli garçon et de plaire aux maîtresses des grands seigneurs... Je suis enchanté d'avoir fait sa connaissance... ce sera toujours une protection contre mes ennemis... et contre les attaques de ce Rabourdiu.

RAYMOND, jetant avec impatience sur la table le journal qu'il vient de lire et apercevant Coqueiiet.

Pardon, Monsieur, je ne vous avais pas vu depuis hier, depuis notre dernière rencontre... dont je me ft^licite... car tous les renseignements que vous avez eu la bontti de me donner, sont exactement conformes aux informations que j'ai prises depuis...

COQUENET, avec joie.

N'est-il pas vrai? (a demi-voix et secouant la tête.) C'était uu mauvals choix !

RAYMOND

Très-mauvais, comme vous me le disiez, un homme sans capacité, sans considération...

COQUENET, de même.

C'est bien cela... et de plus, un infâme calomniateur!

RAYMOND

Est-il possible ! en auriez-vous la preuve?

COQUENET, en confidence.

Il m'a calomnié moi-même... et pas plus tard qu'hier... moi! moi, qui vous parle!...

RAYMOND

Cela suffit, Monsieur... et si, comme je n'en doute pas, cela est aussi vrai que le reste, je vous jure qu'il ne sera pas nommé.

COQUENET, vivenx^nt.

C'est tout ce que je veux ; et maintenant, Monsieur le ministre... car je sais aujourd'hui à qui j'ai l'honneur de parler... j'aurais aussi une demande à vous adresser...

RAYMOND

Je suis à vos ordres, Monsieur, (Voyuni Lucien qui entre.) mais dans un autre moment, si vous le voulez bien... car voici un ami, avec qui j'ai à traiter une affaire importante.

COQUENET.

Je m'en doute bien, et je vais, en attendant, rédiger une petite note que je vous apporterai...

RAYMOî(D, le releiiant au mo > ent où il va sortir.

Comment, Monsieur, vous vous doutez...

COQUENET, avec un air de Onesse.

Oui, je sais à peu près ce dont il s'agit, et l'on vous dira avec quelle force je me suis élevé contre ces bruits absurdes et mensongers...

RAÏMO?iD.

Que nous réduirons à leur juste valeur, je vous le promets... avec l'aide des honnêtes gens... je compte sur la vôtre. Monsieur!...

COQUENET.

Elle vous est acquise... Je vais rédiger ma petite note... (ii le

salue et sort.)

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