ACTE II, SCÈNE VÎT
Les premier* «le ma cour'
(Prenant Aboulfaris par la main.) D'ahord mon grand visir!
GULNARE ET ABOULFARIS se regardant l'un et l'autre avec effroi. 0 ciel! ô ciel! je me sens défaillir!
GUL>'ARE
0 fatale présence!
Comment m'y dérober?
Hélas! en défaillance Je suis prête à tomber!
Si ce fatal mystère Venait à voir le jour.
Dans son cœur, la colère Remplacerait l'amour!
LE PRINCE, regardant Nérilha.
A sa douce présence Il faut me dérober!
Pour moi quelle souffrance!
Je crains d'y succomber!
Dans ma doukur amère, 11 faut fuir sans retour.
Adieu! toi qui m'est chère, Adieu! mon seul amour!
NÉRILHA.
Sortons; à fa présence Il faut me dérober!
Pour moi, quelle souffrance!
Je crains d'y succomber !
Le dépit, la colère M'agitent tour à tour; Rien ne peut plus me plaire En ce triste séjour.
ATALMUC.
Je comprends sa soufl'rauce.
Et, prête à succomber, Bientôt en ma puissance Elle va retomber!
Oui, je tremble et j'espère.
Et frémis tour à tour De plaisir, de colère.
De fureur et d'amour!
^ LA FÉE Ai;X ROSES.
ABOULKARIS, regardant Gulnare.
0 fatale présence Comment m'j dérober?
Hélas! en fléfiiillancc Je suis prêt à ton)ber!
Cachons bifn ce mystère.
Ou mon inMÎtre en ce jour, Pourrait, dans sa colère, Châtier notre amour!
XAÏI.OUN.
Quelle douce espérance Vient déjà m'ahsorber!
A ce bonheur, d'avance.
Je crains do succomber!
Ma belle ménagère M'a payé de retour!
C'est moi qu'elle préfère.
Je suis son seul amour!
CADIGE.
Quelle douce espérance
Vient souilain m'absorber!
A ce bonheur, d'avance.
Je crains do succomber!
Oui, son ardeur sincère
Me paya de retour!
Oui, c'est moi qu'il préfère.
Je suis son seul amour!
(Gulnare présente sa main au prince, qui la porte à ses lèvres, et s éloigne avec elle, ainsi que sa suite, au milieu de laquelle disparaissent Aboulfaris, Xa'ilouu et Atalniuc.)