‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 41 sur 255 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

LE PRINCE, entrant par la droite, ISÉRILHA, cachée près d'un bosquet, à droite.

DUO

LE l'RINCK, entrant eu rêvant.

N'y pensons plus!... il faut la fuir!

NÉRILHA, à part, écoutant.

0 Ciel!

LE PRINCE

La voix de la sagesse M'ordonne à l'instant de partir!...

(il fait quelques pas près du bosquet à gauche.) Allons retrouver la princesse.

NKRII.HA, avec jalousie.

Non... près d'elle tu n'iras pas!

(Agitant sa rose métallique.) Que pour mieux enchaîner ses pas, Le sommeil ferme sa paupière !

(le prince, qui était près d'un banc de verdure, s'arrête et tumbe sur le banc.) Oui, grâce à toi, cher talisman, 11 m'obéit, ce fier sultan!

(Regardant le prince avec émotion.) H dort!... Avançons-nous...

(s'arrêlant avec crainte.)

Que fais-tu, témér.iire?

Ne sens-tu pas trembler la terre?,..

(Elle s'approche de lui et penche la tète.) Il parle bas! ..

(Écoutant.) Quels mots vient-il de prononcer?

(Poussant un cri.) Ah! mun nom sur sa bouche est venu se placer! LE PRINCE , rêvant.

Nérilha!... Nérilha!...

ROMANCE

PREMIER COUPLET

En dormant, en dormant.

C'est à moi, délice suprême, C'est à moi qu'il s'en va rêvant; C'est moi qu'il appelle et qu'il aime...' En dormant, en dormant!...

(Elle s'approche encore plus près du prince, qui semble lui prendre li main et la presser contre son cwur.)

Page 1