ACTE Ilf, SCÈNE II. S
et si j'étais à votre place... ne fût-ce que par ainoui*- propre.
ATALMUC.
Je comprends '..
NÉRILHA , vivement.
Eh bien ! non, par amoiir, je m'empresserais de lui rendre sa forme première !..
ATALMUC.
Te rendre jeune et belle pour un autre... non.
AIR
Non!... ne crains pas que je te cet.
Aux regards d'un rival heureux !
Non!... j'aime mieux que lu sois laide! Pour moi, pour moi seul, pour mes yeux Pour moi, ces vains déguisements Ne cachent rien à ma tendresse!
Je vois les fleurs de ton printemps Sous les rides de la vieillesse!
Je vois ce front si blanc, si pur!
De tes yeux j'admire l'azur...
Seul je te vois... seul te possède!...
Ne crois pas qu'à tes yeux je cède !
Te rendre belle à d'autres yeux?
Non, j'aime mieux que tu sois laide.
Pour moi, pour moi seul je te veux!
(On entend plusieurs sons de trompettes infernales.) Qu'eutends-je!
(a Nérilha.) Adieu! pour un instant, adieu!
0 maître tout puissant, c'est ta voix qui m'appelle.
(Tombant sur un banc de rocher, à droite.) Que mon àme, quittant sa dépouille mortelle. Se rende au pied de ton trône de feu! Adieu! Adiou!...
(Atalmuc tombe inanimé sur le banc, à droite. Une flamme légère, qui semble sortir de son corps, s'élève, voltige un instant, et disparaît par l'ouverture du rocher, à droite.)