ACTE IIÎ, SCÈNE VI
XAÏLOL'N, montrant Cadige.
Et VOUS assisterez aussi au mien!... si toutefois vous ne m'en voulez plus! comme le jour... vous savez... où vous vouliez me changer en serpent!
ATALMl'C, avec ironie.
Moi! t'en vouloir... au contraire, et pour te le prouver, je veux te faire mon cadeau de noces.
XAÏLOL'N, avec joie.
Est-il possible?...
ATALMLC.
Tiens!... (Tirant un bouquet de son sein.) prends ce bouquet de camélias, dont les feuilles .sont d'argent. Si Cadige n'a jamais aimé que toi... il conservera sa blancheur; mais si elle en a aimé d'autres, ou si elle te trahit jamais... ces feuilles si blanches deviendront tout à coup d'un pourpre éclatant.
XAÏLOLN, vivement.
QLiel bonheiu'!
NÉRILHA, à droite, à part.
Ah ! le sorcier lui en veut toujours.
XAÏLÔUN, à Cadige.
Tiens, mets-le vite à Ion côté...
CADIGE.
A quoi bon?
xa'iloun.
Pour voir!
CADIGE.
C'est inutile !
XAiLOL'N.
C'est égal... ça rassure toujours !...
CADIGE.
Vous n'avez pas besoin d'être rassiu'é... aussi je ne veux pas...
XAÏLOUN.
Et moi, je le veux, ou sinon... je vais croire...
CADIGE. (,
Quoi!... qu'osez-vous dire?... tenez... tenez... rogar.lt'z plutôt!...
XAÏLOUN.
A la bonne heure... (Regardant.) Toujours aussi blanc!... Ma bonne petite Cadige... je n'ai plus de soupçons! me voilà tranquille... mais tu le mettras tous les jours...
CADIGE.
Par exemple!... Voilà un cadeau qui nous brouillera!...
ATALMUC, à part.
Je l'espère bien... (Cadigeet Xaïloun sorleut en se disputant sur la ri-
'.ourjelle du duo suivant.)