‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 4 sur 349 · ELVIRE, LE CHOEUR · texte numérisé non relu

ELVIRE, LE CHOEUR

(Marche et cortège; Elvire paraît entourée de jeunes filles espagnoles ses compagnes, de seigneurs napolitains; des dames précèdent son arrivée : de jeunes Napolitaines lui présentent des fleurs.) LE CHOEUR.

Alphonse épouse la plus belle ; Et quand le ciel forme leurs nœuds.

Que Naples soumise et fidèle Redouble ses chants et ses jeux !

Rendons hommage à la plus belle !

ELVIRE

Plaisir du rang suprême, éclat de la grandeur, Vous n'êtes rien auprès de mon bonheur.

AIR

A celui que j'aimais c'est l'hymen qui m'engage j Dans mon âme ravie où règne son image, Est-rl un seul désir qui puisse être formé. S'il m'aime autant qu'il est aimé?

0 moment enchanteur !

Pour ma fidèle ardeur Je sens battre mon cœur !

Quel jour prospère!

Plus de mystère ; Heureuse et fière.

Je puis parler de mon bonheur.

(Aux jeunes filles qui l'entourent.)

0 mes jeunes amies,

Mes compagnes jolies.

Loin de notre patrie.

Vous qui m'avez suivie.

Partagez mon bonheur !

0 moment enchanteur ! etc.

Et vous que sur mes pas, pour ce lointain rivage,

L'Espagne vit parth.

Par vos chants, par vos jeux, des bords heureux du Tago Rappelez-moi le souvenir.

(Ehire s'assied entourée de sa cour).

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