SCÈNE Vu
Les l'niicÉDE.NTS, 3IADAME DE NÉRIS.
MADAME DE NÉRIS, entrant.
Henri, avez-vous faim?
IIENIU.
Comme un ogre.
M VDAME DE NERIS,
VAi bien, mon ami, Justine est à ses fourneaux. Si je la dérange, notre dîner va être retardé. Si tu as faim, mets ton chapeau et cours chez Julien retenir le coupé bleu pour neuf heures.
H LNUI.
Comment, est-ce que nous sortons encore ce soir ?
M A D A M E DE X É lU S .
Mon ami, c'est indispensable.
HENRI. '
J'aurais pourtant bien aimé à rester au coin du feu. '
MADAME DE NÉniS.
El moi donc ! Vous savez que je ne suis jamais si heu- i reuse que dans mon petit royaume ; mais une satisfaction égoïste ne doit pas nous faire négliger nos relations : de famille. Madame d'Alleniar tient beaucoup à vous avoir. ■ C'est une femme à ménager ; et nous n'avons pas été à sa | dernière réception. Allons, un peu de courage, et ne soyez j
pas longtemps, car moi aussi j'ai faim. (Henri prend son chapeau.) '
Ah! j'oubliais, en passant au coin de la rue de Beaune, j
cela ne vous dérangera pas beaucoup de pousser jusqu'à •
la rue Jacob. Vous direz à mon coiffeur qu'il n'oublie pas \
de m'apporter un flacon de philocome et de l'essence de .
mille-fleurs. Si vous passiez aussi chez notre proprié- i
taire...; mais non, je ne veux pas vous fatiguer. Vous 1
irez demain matin, car j'ai grand besoin qu'on arrange |
ma cheminée. t
Henri sort, [i