‹ Théâtre de fantaisieChapitre 39 sur 51 · MADAME LANGUI LLE · texte numérisé non relu

MADAME LANGUI LLE

Est-il ici, est-il ici?

BISCUIT

Est-ce elle ?

LAKGUILLE.

C'est elle !

LE GARÇON

Mais qui, mais quij mais quoi ?

MADAME LANGUILLE.

L'homme que j'aime, le chef-d'œuvre de lacreation^ Apollon, Adonis !...

Languille et Biscuit se désignent eux-mêmes. LE GARÇON.

Nous n'avons pas ça.

Réclamations muettes de Languille et de biscuit. MADAME LANGUILLE.

N'est-il pas venu un voyageur?

LE GARÇON

Il en est venu deux.

MADAME LANGUILLE.

Dont un beau, superbe, distingué ?

LE GARÇON

Non, madame, ils sont tous deux vieux, laids et communs.

Languille et Biscuit se désignent réciproquement.

MADAME LANGUILLE, très-foFt.

Oscar ! Oscar I

BISCUIT

Je m'appelle Joseph.

LANGUILLE, après avoir été chercher son bagage dans la chambre à droite.

Mon ami, sauvez-moi ! Appelez le garçon, deman-

dez-lui mon addition, payez-la. Sauvez-moi, je me sauve.

Il sort par le fond.

O bonheur I il est parti ! (Allant frapper à la porte à gauche.) Madame, ouvrez, ouvrez, c'est moi.

MADAME LANGUILLE.

C'est toi, mon adoré ? Oh ! viens dans mes brasi

BISCUIT

J'y vole! Ouvrez. Ah 1 le verrou est démon côté. (il ouvre, il entre. On entend deux grands cris de madame Languille et de Biscuit. Celui-ci revient tout effaré. ) Ce n'est pas elle ! ce n'est pas elle ! Garçon, l'addition, l'addition !... La mienne seulement.

Il sort en courant par le fond en emportant son bagage.

FIN d'au bord du lac

UN

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