MADAME LANGUI LLE
Est-il ici, est-il ici?
BISCUIT
Est-ce elle ?
LAKGUILLE.
C'est elle !
LE GARÇON
Mais qui, mais quij mais quoi ?
MADAME LANGUILLE.
L'homme que j'aime, le chef-d'œuvre de lacreation^ Apollon, Adonis !...
Languille et Biscuit se désignent eux-mêmes. LE GARÇON.
Nous n'avons pas ça.
Réclamations muettes de Languille et de biscuit. MADAME LANGUILLE.
N'est-il pas venu un voyageur?
LE GARÇON
Il en est venu deux.
MADAME LANGUILLE.
Dont un beau, superbe, distingué ?
LE GARÇON
Non, madame, ils sont tous deux vieux, laids et communs.
Languille et Biscuit se désignent réciproquement.
MADAME LANGUILLE, très-foFt.
Oscar ! Oscar I
BISCUIT
Je m'appelle Joseph.
LANGUILLE, après avoir été chercher son bagage dans la chambre à droite.
Mon ami, sauvez-moi ! Appelez le garçon, deman-
dez-lui mon addition, payez-la. Sauvez-moi, je me sauve.
Il sort par le fond.
O bonheur I il est parti ! (Allant frapper à la porte à gauche.) Madame, ouvrez, ouvrez, c'est moi.
MADAME LANGUILLE.
C'est toi, mon adoré ? Oh ! viens dans mes brasi
BISCUIT
J'y vole! Ouvrez. Ah 1 le verrou est démon côté. (il ouvre, il entre. On entend deux grands cris de madame Languille et de Biscuit. Celui-ci revient tout effaré. ) Ce n'est pas elle ! ce n'est pas elle ! Garçon, l'addition, l'addition !... La mienne seulement.
Il sort en courant par le fond en emportant son bagage.
FIN d'au bord du lac
UN