SCÈNE VI
MADAME BELLEG4RDE.
A-t-on vu de pareilles péronnelles? Voyons ce que dit le journal. D'abord je suis bien résolue à ne pas quitter la place, dussé-je lire le premier Paris et les annonces ! Quand on a cherché un gendre pendant dix anSj on n'a garde de lâcher celui qui se présente. Ma pauvre fille, va, tu seras heureuse ! (Elle lit:) « Tribunaux. Procès en séparation. » Mais je ne t'abandonnerai pas, ma fille ! Tu auras encore besoin de mes conseils. Nous dresserons ensemble ton mari. Va, les hommesne sont pas si difficiles à manier que l'on croit. Il ne s'agit que de savoir les prendre. (Elle lit :) « Empoisonnement d'un mari par sa femme. » Dieu ! que ces journaux sont monotones !
LE GÉNÉRAL, dans la coulisse- Je vous dis que je l'attendrai.
MADAME BELLEGARDE
C'est lui, c'est Arthur !
LE GÉNÉRAL
Sacrebleu î je suis le général Leturcq î
UN MAIUACJ1-: POSTlIlMi: 231
MADAME BELLEGAUDE.
Ce n'est pas lui.