‹ Théâtre de George SandChapitre 112 sur 142 · BERNA !'. I · texte numérisé non relu

BERNA !'. I

Pardonnez-moi !

M. DE LA MARCHE

Déjà? l'intention de mademoiselle de Mauprat est-elle que les choses se passent, d'une façon si nouvelle ?

EDMEE.

Non, certes, monsieur; croyez bien...

BERNARD

Croyez bien que je ne me laisserai pas jouer! Monsieur, j'ai des droits sur cette femme : si vous en avez aussi, le sor, des armes décidera de qui elle doit rester veuve.

EDMÉE

Oh ! quelle démence, mon Dieu ! quel outrage !

M. DE LA MA RCH E

Si c'est de la démence, en effet... si c'est un outrage. Edmée! dites donc un mot qui m'autorise...

BERNARD

Allons, Edmée, prononcez-vous! choisissez votre champion. A qui de nous deux avez-vous fait, à la Roche-Mauprat, un serment terrible, sur votre salut éternel, sur l'âme de votre mère ?

M. D E LA MARCHE

A la Roche-Mauprat? Parlez, Edmée! c'est une calomnie, vous n'avez jamais franchi le seuil de ce lieu infâme?... 0 Dieu ! elle ne répond pas !

BERNARD

Doutez de mes droits, si bon vous semble : moi, je les maintiens.

M. DE LA MARCHE

Adieu, mademoiselle do Mauprat, recevez quand même l'hommage de mon respect.

E DMÉE.

Oui, monsieur, je l'accepte, parce que j'en suis toujours digne.

BERNARD, marchant sur lui.

Monsieur !... je ne vous tiens pas quitte !

M. DE LA MARCHE

Oh! quand il vous plaira, monsieur!... Mais devant une femme.... l'usage veut qu'on se taise, (n sort.)

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