‹ Théâtre de George SandChapitre 129 sur 142 · LE CHEVALIER, MARCASSE, M. DE LA MARCHE · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, MARCASSE, M. DE LA MARCHE

avec TOURNY, BERNARD, toujours au fond; plus tard,

PATIENCE

M. DE LA MARCHE

J'en suis désolé, monsieur le chevalier; mais nous avons passé ici la nuit entière et il me paraît trop certain que ni la ferme ni les ruines ne servent d'asile à aucune personne suspecte. D'ailleurs, il m'est impossible de croire à l'existence de M. Jean de Mauprat, et je pense que vous-même...

LE CHEVALIER

Je n'ai rien à vous dire là-dessus, sinon que le jour où l'on découvrirait que cet homme est vivant, mon âme et ma conscience , à moi , me crieraient que c'est lui qui a voulu tuer ma fille et rendre mon neveu responsable de son crime... Monsieur de La Marche, ne traitez pas légèrement les lugubres souvenirs qui m'assiègent ! nous ne sommes pas une famille ordinaire; nos crimes et nos malheurs sont la légende du pays.

M. DE LA MARCHE

Croire que l'un des maîtres de ce château a échappé au désastre, qu'il a pu fuir, et qu'il ose reparaître après cinq années, je le répète, c'est impossible !

PATIENCE, qui vient d'entrer et qui a écouté la fin de cette scène.

Moi, je dis, je jure que, aussi vrai que voilà le ciel, Jean de Mauprat est à la Roche-Mauprat.

M. DE LA MARCHE

Pour l'affirmer il faudrait d'autres preuves que des hallucinations.

THKATRE DE GEORGE S.YXD.

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