‹ Théâtre de George SandChapitre 18 sur 142 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

M. VANDERKE, ALEXIS, MADAME VANDERKE, SOPHIE, VICTOIUNE, FULGENCE, ANTOINE.

(ils entrent en scàne familièrement par le fon 1 à gaui ae et par groupes tûul ,n causant.)

Nous avons beaucoup parlé mariage, toilette, bal : nous avons passablement babillé, et cependant, nous n'avons encore rien décidé.

M A D A H E VA NDERKE.

C'est vrai, mais nous ne pouvions pas décider sans votre père.

M. VANDERKE, s'asseyant à droite.

Eh bien, voyons donc, Antoine, qu'est-ce qui retarde encore le mariage de ces enfants?

ANTOINE

Mais rien, monsieur. Tout est prêt. On attend que vous fixiez le jour.

VICTOR INI-J.

Ah! on va fixer le jour?

ALEXIS

On dirait que cela te contrarie? Tu ne sais donc pas que je riens à faire pleuvoir des fusées sur toute la ville? brûler mes manchettes, comme dit mon père? Tu ne veux pas mettre le feu au bouquet ?

VICTOR 1NE

Oh non ! cela me fait trop peur.

M. VANDERKE

Voyons! nous sommes aujourd'hui le vingt-sept

VICTORINE

Déjà? je me croyais encore au vingt-cinq.

M. VANDERKE

Nous sommes le vingt-sept. Mettons le mariage au trente.

ANTOINE

Le trente, soit!

VICTORINE

Le trente! un vendredi! Oh! c'est un mauvais jour, qui porte malheur !

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