‹ Théatre de GoetheChapitre 13 sur 382 · ACTE II. n · texte numérisé non relu

ACTE II. n

cher; là, un nicine desliii unit (ont l'aiis une nuit étciiiclle. Mais toi, mon l'ylaiie, complice innocent île ma faute it com[)aynon de mon exil, que je sens de peine à t'entraîiier .>>iiôl avec moi d.ms ces lieux de douleurs ! Ta vie ou ta mort sont maintenant seules cap.ibles de m'inspirer de l'espoir ou de la crainte.

PYLADE

Je ne suis pas encore préparé comme toi^ cher Oresto, à descendre dans le royaume des ombres : j'di encore l'idée que, par les toutes tortueuses qui semblent mener à la luiit noire, nous parviendrons à regagner la vie. Je ne songe pas à la moi t : je cherche à savoir si par hasard les dieux ne nous ouvrent point l'avis et le chemin de la fuite. La mort, redoutée ou non, vient sans qu'on la puisse anétt-r. Au moment même où la prêtresse lèvera la main pour couper et consacrer les boucles de nos cheveux, ton salut et le mien seront encore ma seule pensée. Relève ton âme abattue : ton hésitation accroît le danger. Apollon uous a donné sa parole que, dans le sanctuaire de sa sœur, consolation, secours et retour eu Grèce, tu trouverais '"sut cela : les paroles des dieux ne sont pas équivoques, comme l'homme désespéré se l'imagine.

Ma mère entoura de bonne heure ma jeune tête des sombres nuages de la vie : je grandissais, fidè'e image de mon père, et mon regard muetélait pour elle cl son amant un amer reproche. Combien de fois, quand ma sœur Electre était paisiblement as-i-e près du foyer de la salle profonde, je me serrai contre son sein, l'âme oppressée! Et dun œil fixe et inquiet je la regardais qui pleurait amèrement. Alors elle parlait de notre illustre père. Combien je désirais le voir, être à ses côtés! Tantôt je souhaitais d'aller à Troie; tantôt j'eusse voulu qu'il en revint 1 Enfin le jour arriva où.. .

PYLADE

Ah! laisse les esprits infernaux s'entretenir la nuit de cette heure latale! puisons dans le souvenir de^ temps heureux de nouvelles forces pour parcourir une carrière héroïque. Les

18 IPUIGÛKIE EN TAIRIDE.

dieux ont besoin pour leur service sur cette va«;te terre da plus d'un iioninie de bien, lis ont encore des vues sur toi; voih'i pourquoi ils n'ont pas voniu que lu suivisses ton père, quaiid il a pas-é violemment au sombre rivage.

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