ACTE II
i'.iie infortunée d'un affront public! Le magicien veut me i erdre ; je ne verrai point les esprits ! je resterais là couverte ie honte aux yeux de tous.
LA MARQUISE, à part.
Que peut signifier cela?
LA NIÈCE
Je vous supplie, je vous implore à genoux, sauvez-moi! Je vais tout avouer. Ah ! ma tante ' ah ! chère tante ! si je puis encore vous donner ce nom. L;i jeune fille que vous voyez devant vous n'est point innocente. Ne me méprisez pas, ne me I epoussez pas !
LA MARQUISE, à part.
Quel discours inattendu! (a sa nièce.) Levez-vous, mon enfant.
Je ne le pourrais pas, quand je le voudrais; mes genoux ne me soutiennent plus. Être ainsi à vos pieds me lait du bien. Ce n'est qu'en cette position que j'oserai vous dire... Peut-être suis-je excusable! ma jeunesse! mon mexpérience! ma situation! ma créduhté!
LA MARQUISE
Je vous croyais plus en sûreté sous les yeux de votre mère que dans un couvent. Levez-vous.
Elle relève sa nièce.
LA NIÈCE
Ah! dois-je parler! dois-je tout avouer!