ACTE IV
îendu? que dois-je faire? Le comte et la marquise trament la t'oiuborie la plus iuouie. Pour metti'e à fin leur plan monstrueux, ils osent compromettre le nom d'une excellente princesse, et même contrefaire sa figiue dans cette fai'ce îiideuse. Tôt ou lard cette trame se découvrira, et quelle que soit l'isïue de l'affaire, elle ne peut être que dés.igréable au prince et à la princesse. Il n'y a pas de temps à perdre. [)ois-je de ce pas aller dessiller les yeux du chanoine? peutêtre est-il encore possible de le sauver. Le collier est morcelé; mais le marquis est encore ici; on peut les arrêter, leur en- .'ever le bijou, confondre les fourbes, et les chasser en silence. C'est bien; j'y vais. Mais, un instant! Ferai-je cela pour ce politique froid et intéressé? Il me remerciera, et pour l'avoir déhvréd'un imminent danger, il me promettra sa protection, m'assurera une charge considérable aussitôt qu'il seia rentré en faveur. Cette expérience ne le rendra pas plus prudent : il se livrera de nouveau dans les mains du premier iiipoii; se conduira toujours d'après l'impulsion de ses passions, sans I L'flexion, sans esprit, sans suite; me souffrira dans sa maison ( omme un parasite; il reconnaîtra qu'il m'a des obligations, i'A j'attendrai vainement un secours réel, puisque, malgré ics beaux revenus, il manque toujours d'argent comptant. (li -0 promène penAL) tlomme insensé et borné! el lu ne vois pas îjse le chemin do ton bonheur, que tu as si longtemps chertlié, s'ouvre enfin devant toi. C'est avec raison que le chanoine s'est mjqué de toi comme d'un écolier! que le comte :i abusé de les sentiments nobles d'un manière infâme! Tu iuéritais cette leçon, puisqu'elle ne t'a pas tout d'un coup corrigé: ils ne ci'oyaient pas l'entretenir pour leur perte, \]h bien ! c'en est f lit; je cours chez le ministre. 11 est pré- < iséraent à la maison de campagne oii ces fouijjes vont se >ter tous 3nseinble dans le piège. Ils ne méiitent aucun méiiiigemeiit. C'est un bienfc.it pour la société, de les làire pimir comme ils le méritent et de mettre leurs ruses hors à'état de nuire davant;!ge. Je cours; le moment est décisif- S'ils sont pris sur le fait, tout est démoniié. Les [)ieri'es que le marquis a dans sa poche, témoigneront contre lui. il dé-
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pendra du prince de tiaiter les coupables comme il le jugera convenaljle, et l'on ne me bercera certainement pas par de vaines [)romesses. Je vois mon bonheur s'approcher avec la pointe du jour. Il n'y a pas un moment à perdre. Allons! allons!