‹ Théatre de GoetheChapitre 335 sur 382 · ACTE l · texte numérisé non relu

ACTE l

mnnde nu service phis important. Conserver les cœurs au MtoïK'.rquc L'st le premier devoir de tous les gens de bien. Lorsque le prince c hancelle, l'État chancelle aussi, et, lorsqu'il tombe, tout périt avec lui. La jeunesse, dit-on, se confie trop en ses iorces et en sa volonté; mais tout ce que peuvent cette force et celte volonté t'appartient à jamais.

Prince magnanime, tu sais apprécier la confiance d'un enfant et lui pardonner. Si son père, homme d'expérience, sent et juge bien tout le prix des faveurs de ce jour et des espérances qu'il contient, tu peux être certain de la plénitude de sa reconnaissance.

LE ROI

Nous nous reverrons bientôt à cette fête qui réunit mes fidèles sujets pour célébrer l'heure qui me donna naissance. Dansce jour, noble enfant, je te reuilrai an monde, à la cour, à ton père, à toi-même. Que Ion sort brille près du liô;ie. cependant, jusque-là, j'exige votre silence à tous deux; que personne n'apprenne ce qui s'est passé entre nous. L'envie est toujours éveillée; bientôt les flots s'élèvent et la tempête augmente, et le vaisseau est poussé contre des bords escarpés dont le pilote lui-même ne peut le sauvei-. Le secret seul assure nos desseins; un projet divulgué ne nous appai tient plus, et le hasard se joue déjà de notre volnnié. Celui-là même qui peut commander doit surprendre. Oui, avec la meilleure volonté nous faisons bien [leu, parce que mille volontés croisent la nôtre. Oh ! si pour accomplir mes vœux, une force entière m'était donnée pour peu de temps seuleraen, tout, jusqu'au dernier foyer de mon royaume, se ressentirait des soins attentifs d'un père; des heureux habiteraient sous le toit le plus humble, et les palais aussi seraient peuplés d'heureux. Après avoir un instant joui de leur bonheur, je renoncerais "olontierf! au trône et à la terre.

50C LA FILLE NATURELLi.

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