‹ Théatre de GoetheChapitre 36 sur 382 · ACTE IV, i · texte numérisé non relu

ACTE IV, i

nous pas compétents pour nous juger noiis-niènies. M.irdier elreg.'irdci avec soin son chemin, voilà le premier, le plus essentiel devoir de l'homme : car rarement il apprécie bien ce qu'il a lait, et ce qu'il t'iiit, il ne sait presque j.miais l'apprécier.

IPHIGÉ.ME.

Tu finis presque par me persuader !

Est-il besoin de persuasion là oii le choix est interdit? Pour sauver ton frère, loi et un ami, il n'est qu'une voie; faui-il demander si nous la suivrons?

IPHIGÉNIE

Ah ! permels-moi d'hésiter; car tu ne ferais pas toi-même de sang iVuid une pareille injustice à un homme auquel tu serais attaché par ses bienfaits.

PÎLÂDE.

Si nou< périssons, tu éprouveras de plus cruels regrels qui tecondiiiiont au désespoir. On voit que tu n'es pas habituée aux revers, puisque, pour échapjier à un grand malheur, tu ne veux p;is même faire le sacrifice d'un seul mot contraire à la vérité.

IPHIGÉME.

Que ne porté-je dans mon sein le cœur d'un homme qui se ferme à toute autie voix, quuud il nourrit un hardi projet!

PYLADE

C'est en vain que tu tardes : la main de fer de la Nécessité le commande, et sa volonté sévère est la plus haute des lois, à laquelle es dieux eux-mêmes sont contraints de se soumettre. Cette sœur de l'éternel Destin règne silencieuse et inaccessible aux conseils Ce qu'elle t'impose, supporte-le ; fais ce qu'elle exige. Le reste, tu le sais. Bientôt je reviens pour recevoir de la sainte main le sceau précieux de la délivrance.

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