SCÈNE Vil EUGÉNIE, UN MOLNE
EUGÉNIE, après avoir eu pendant quelque temps les yeux fixés devant elle, les relève et aperçoit un moine.
Je n'en doute pas, oui, je suis sauvée; voici celui qui me décidera. Ce vieillard respectable, dont la douce figure attire les cœurs, vient exaucer mes prières. (Elle va à <a rencontre.) iMon père... Ah! permets-moi de donner à un étranger vénérable ce nom qui ne devait plus sortir de mes lèvres, ce nom qui m'a causé tant de chagrins;... peii de paroles t'expliqueront mon malheur; je te le dnai avec une douloureuse confiance, mais non pourtant tomnie il faudrait le due à un homme sage et prudent, à un vieillard protégé de Dieu.
LE MOINE
Découvre-moi librement ce qui cause tes chagrins. Ce n'est pas sans un dessein de la Providence que l'ailligée a rencontré celui dont le plus saint devoir est de soulager l'alfliction.
EDGÉME.
Tu vas entendre une énigme au lieu de plaintes; ce n'est pas un conseil que je demande, mais un oracle. J'ai devant moi deux chemins contraires, menant tous de\i\ à des buts qui nie iont odieux : lequel faut-il que je choisisse?
LE MOINE
Tu veux me tenter ; dois-je prononcer comme le sort?