‹ Théatre de GoetheChapitre 63 sur 382 · ACTE I. Î · texte numérisé non relu

ACTE I. Î

BnACKENBODRG.

Je VOUS en prie, Claerchen, épargiiez-moi.

CLAIRE

Quelle est donc cette nouvcUeJubie? pourquoi me refuser ce petit service d'amitié?

BRACKENBOORG.

Avec votre fil, vous m'enchaînez devant vous, et je ne puis plus éviter vos yeux.

CLAIRE

Folies! Allons, tenez-le-moi.

LA MÈRE, jur une chaise, Iricotant.

Voyons donc, une chanson; Brackenbourg fait si bien la seconde partie! Vous étiez plus gais autrefois, et j'avais toujours sujet de rire.

BRACKENBOURG.

Oui, autrefois!

Chantons.

CLAIRE

BRACRENBOURG.

Tout ce que vous voudrez.

CLAIRE

Point de façons, et couramment; c'est une chanson œiUo taire, mon morceau favori.

Elle dévide son fil et chante avec Brackenhourg

Le tamhour résonne Et le lifre silde,.

Won arhant armé Comniiinilt' la troupe Tenant haut sa lance F-t guidant ses gens.

Comme mon cœur bat!

Que mon sang bouillonne!

Que n'ai-je un iiourpomt, tn chapeau, des chausses!

Alors je suivrais Sa miirche rapide A travers provinces, A travers le monde!

L'ennemi faiblit...

Et nou- le battons!

Bonheur sans pareil, Si jetais uu homDM?

80 EGMOXT.

Biackenbourg, pendant qu'il chantait, a souvent jeté les yeux sur Claire; enfin la voix lui manque, les larmes lui viennent aui jfeux, il laisse tomber le fil et va se mettre à la fenêtre. Claire achève sans lui la chanso»; sa mère lui fait nn signe de mécontentement. Elle se lève, fait quelques pis vers BrJckenbourg, revient sur ses pas comme indécise, et s'assied.

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