ACTE I. Î
BnACKENBODRG.
Je VOUS en prie, Claerchen, épargiiez-moi.
CLAIRE
Quelle est donc cette nouvcUeJubie? pourquoi me refuser ce petit service d'amitié?
BRACKENBOORG.
Avec votre fil, vous m'enchaînez devant vous, et je ne puis plus éviter vos yeux.
CLAIRE
Folies! Allons, tenez-le-moi.
LA MÈRE, jur une chaise, Iricotant.
Voyons donc, une chanson; Brackenbourg fait si bien la seconde partie! Vous étiez plus gais autrefois, et j'avais toujours sujet de rire.
BRACKENBOURG.
Oui, autrefois!
Chantons.
CLAIRE
BRACRENBOURG.
Tout ce que vous voudrez.
CLAIRE
Point de façons, et couramment; c'est une chanson œiUo taire, mon morceau favori.
Elle dévide son fil et chante avec Brackenhourg
Le tamhour résonne Et le lifre silde,.
Won arhant armé Comniiinilt' la troupe Tenant haut sa lance F-t guidant ses gens.
Comme mon cœur bat!
Que mon sang bouillonne!
Que n'ai-je un iiourpomt, tn chapeau, des chausses!
Alors je suivrais Sa miirche rapide A travers provinces, A travers le monde!
L'ennemi faiblit...
Et nou- le battons!
Bonheur sans pareil, Si jetais uu homDM?
80 EGMOXT.
Biackenbourg, pendant qu'il chantait, a souvent jeté les yeux sur Claire; enfin la voix lui manque, les larmes lui viennent aui jfeux, il laisse tomber le fil et va se mettre à la fenêtre. Claire achève sans lui la chanso»; sa mère lui fait nn signe de mécontentement. Elle se lève, fait quelques pis vers BrJckenbourg, revient sur ses pas comme indécise, et s'assied.