ACTE IV. IM
SILVA
Dans les provinces le calme est devenu bien plus grand, et si quelqu'un remue encore, c'est pour s'enfuii'. Mais il s'occupera aussi bientôt de leur barrer les chemins, je pense.
GOMEZ
C'est à présent qu'il va gagner la faveur du roi!
SILVA
Et nous, ce que nous avons de mieux à foire est de nous conserver dans la sienne. Si le roi vient ici, le duc reste, et cr'iix qu'il recommande ne sont pas sans récompense.
GOMEZ
Crois-tu que le roi vienne ?
SILVA
A voir tous les préparatifs qu'on fait ici, la chose me paraît fort vraisemblable.
GOîlEZ.
ils ne me persuadent pas, moi.
SILVA
N'en dis rien , au moins ; car si le roi n'a pas l'intention de venir, il a au moins celle de le faire croire.
Entre terdinand (liU naturel d'Albe).
FERDINAND
Mon iière n'est pas encore sorti?
SILVA
Nous l'attendons.
FERDINAND
Les nobles seront bientôt ici.
GOMEZ
Viennent-ils aujourd'hui ?
FERDINAND
Orange et Egmont.
GOMEZ, bas à Silva.
Je comprends.
SILVA
Eh bien, g;irde-le pour toi.
Entre le duc d'Albe. — Les autres seretireRt.
Gomez !
Seigneur !
EGMONT
ALBE
GOUEZ, s'avançauU
ALBE
Tu as disposé les patrouilles?
GOMEZ
Avec le plus grand soin. Les patrouilles de service...
ALBE
Il suffit. Va attendre dans la galerie. Siha t'avertira quam^ ilfciudra les réunir et occuper les avenues du palais. Le reste, tu le sais.
GOUEZ.
Oui, seigneur.
Silva!
Me voici.
11 tort.
ALBE
SILVA
ALBE
Écoute. Tout ce que j'ai prisé jusqu'ici en toi, courage, audace, fermeté inébraulable dans l'exéculion, moiitre-Je aujourd'hui.
SILVA
Je vous remercie de ce que vous me donniez une occa>ioii de vous prouver que je suis toujours le même.
ALBE
Dès que les nobles seront chez moi, cours arrêter le secrétaire particulier d'Egmont. Tu as liait les p répara tifs nécessaires pour saisir le reste de ceux qui sont dé ignés?
SILVA
Reposez-vous sur nous. Leur sort les atteindra d'un coup terrible et à point nommé, comme l'éclipsé de soleil la mieux calculée.
ALBE
Les as-tu fait surveiller exactement?