‹ Théâtre de Jean Racine, pubChapitre 13 sur 225 · I. Voir une noie de ses Œuvrer 1S39, t. I, p · texte numérisé non relu

I. Voir une noie de ses Œuvrer 1S39, t. I, p

LE THÉÂTRE DE RACINE xxxm

suffit sont de pauvres âmes et de pauvres esprits; ce sont des âmes et des esprits restes bejaunes et pensionnaires de couvent. Admirable, sans doute, pour avoir rendu poétiques les sentiments les plus bourgeois (t les passions les plus médiocres, il ne tient lieu que de lui-même. C'est un écrivain supérieur, et, en littérature, c'est tout dire. Mais ce n'est point un écrivain inimitable. Pradon lui-même a fait beaucoup de vers pareils aux siens. » C'était aller bien loin.

M. Guizot préparait cdors la revision et le complément du travail de Letourneur, qui parut en 1 82 i . M. de Barante allait traduire les ceuvres dramatiques de Schiller. En 1822, la librairie Ladvocat commençait la publication en vingt-cinq volumes des Chefs-d'œuvre des théâtres étrangers, traduits par des écrivains parmi lesquels on comptait plusieurs classiques, comme Aignan et Andrieux. En 1824, la fondation du Globe donnait un nouvel essor à la critique, ouvrait des voies nouvelles à la littérature, s'efforçait d'exciter, de diriger et de modérer en même temps le mouvement intellectuel dans la guerre d'indépendance déjà engagée de toutes parts. C'est aussi le montent ou Stendhal réunissait en volume, sous le titre de Racine et Shakespeare (1823), les articles qu'il avait donnés d'abord à un magazine peu répandu. Stendhal n'aime ni le vers alexandrin, qui ('. de nos jours n'est le plus souvent qu'un cache-sottise y), ni la tragédie coulée dans le moule du XVIl^ siècle, attendu que les temps et les auditoires ont changé. Il ne faut plus écrire aujourd'hui pour les marquis de 1670^ mais pour les u jeunes gens raisonneurs , sérieux et un peu envieux de l'an Racine. I. e

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